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La lutte contre la radicalisation des enfants et des jeunes au centre d’un atelier de réflexion

LA VÉRITÉ / MAP


La lutte contre la radicalisation des enfants et des jeunes a été au centre d’un atelier de réflexion tenu, jeudi, à Rabat, avec la participation d’acteurs de la société civile, de sociologues et de chercheurs, qui ont fait un focus sur les cas des villes de Casablanca et Tanger.

La rencontre s’inscrit dans le cadre d’un projet de 22 mois, lancé en 2020 à l’initiative de l’association Bayti, en partenariat avec l’organisation non gouvernementale (ONG) espagnole Aida, sur la prévention de la radicalisation des mineurs et des jeunes et la promotion de leurs droits fondamentaux à Tanger et Casablanca.

A cette occasion, la responsable du pôle formation et expertise de l’association, Yamna Taltit a relevé que plusieurs facteurs peuvent expliquer le phénomène de radicalisation des jeunes au niveau mondial, notamment les crises économiques, l’influence des réseaux sociaux ou encore le manque de sensibilisation, auxquels viennent se greffer d’autres causes comme l’affaiblissement des systèmes traditionnels de protection et de solidarité sociales, le recul du rôle des familles et les mutations sociétales rapides exaspérées par les nouvelles technologies.

Mme Taltit a exprimé la nécessité de construire un avenir meilleur pour cette jeunesse en détresse, avec notamment la mise en place d’une démarche plus citoyenne, dans le plein respect des droits fondamentaux de cette catégorie et des conventions internationales y afférentes.

Par ailleurs, elle a relevé que le choix des villes de Casablanca et de Tanger n’est pas aléatoire, du fait que, dans les deux grandes cités, certains jeunes et mineurs sont confrontés à la précarité, à l’exclusion sociale et à l’absence de tout accompagnement ou prise en charge.

Dans sa présentation des résultats d’une étude sur les facteurs de vulnérabilité, de risque et d’influence de la radicalisation et de la violence sociale des enfants et des jeunes en situations de vulnérabilité sur Casablanca et Tanger, la sociologue Hakima Laala a mis en évidence la présence transversale de la violence dans les histoires de vie de certains jeunes et dans leur environnement.

“Les données révèlent entre autres, que le danger d’une radicalisation est toujours possible dans le contexte actuel”, a fait savoir Mme Laala, notant que la pensée linéaire et radicale -qu’elle soit religieuse, ou qu’elle relève de la violence sociale- peut dominer les schémas mentaux des jeunes et influencer leur comportement social.

Cette étude quantitative (questionnaire) a pour objectif de mettre en évidence les causes économiques, socioculturelles et familiales qui conduisent à la déviance, à la violence sociale et à la radicalisation, a indiqué la sociologue, soulignant la nécessité de construire des stratégies de prévention et d’accompagnement.


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