La FIFA gagnerait 5 milliards de dollars
Les autorités marocaines évaluent à cinq milliards de dollars de bénéfices pour la Fédération internationale des associations de football (FIFA) si le Royaume, en balance avec le trio Etats-Unis-Mexique-Canada, est choisi en juin prochain pour l’organisation de la Coupe du monde de football en 2026.
Ainsi, le comité Maroc 2026 pré- voit 12 villes pour l’accueil de cette compétition internationale et 14 stades, 5 qui existent déjà , 3 actuellement en projet et 6 modulaires qui pourront être réadaptés à l’issue de la Coupe du monde qui devrait rapporter 785 millions de dollars rien que pour la vente des billets.
Le cabinet de conseil international Roland Berger prévoit la création de 110.000 emplois au Maroc et une injection dans l’économie de quelque 2,7 milliards de dollars entre 2019 et 2026.
Le royaume a également mis en avant sa proximité avec l’Europe, terre de football, ainsi que son attrait touristique bien supérieur à d’autres pays ayant déjà accueilli la coupe du monde comme l’Afrique du Sud (10 millions en 2016) et le Brésil (6,5 millions la même année), alors que le royaume a attiré 11,3 millions de touristes en 2017, en hausse de 11% par rapport à 2016.
Soutenu par la plupart des pays africains et musulmans ainsi que par plusieurs nations européennes, le Maroc est considéré comme un adversaire sérieux par le trio nord-américain.
Lundi 16 avril, le groupe de travail de la FIFA, appelé aussi « Task force », chargé d’évaluer les offres nord-américaine et marocaine, a entamé une visite au Maroc qui a duré jusqu’au 19 avril. Les visites font partie du processus d’évaluation global mené par la « Task force » sur l’évaluation des soumissions du Mondial 2026. Si les deux candidatures sont approuvées par la Task force et le Conseil de la FIFA, tous les membres votants éligibles détermineront un gagnant lors du 68e Congrès de la FIFA à Moscou le 13 juin.
Cette « Task force » s’est rendue à Marrakech, avant de s’envoler à Agadir, à Tanger et à Casablanca pour évaluer la cinquième candidature marocaine.
« L’objectif principal des voyages, qui ont compris des visites de sites spécifiques ainsi que des réunions de travail avec les comités de candidature, est de clarifier certains aspects techniques contenus dans les cahiers des charges respectifs », a déclaré la FIFA dans un communiqué.
Cette « Task force » composée du Suisse Marco Villiger, SG adjoint de la FIFA, du Croate Zvonimir Boban, également SG adjoint de la FIFA, de l’Indien Mukul Mudgal, président de la commission de gouvernance, du Slovène Tomaz Vesel, président de la commission audit et conformité, et du Macédonien Ilcho Gjorgioski, membre de la commission des compétitions, a la latitude d’éliminer le candidat défaillant sans permettre au Conseil de la FIFA de contester son rapport.
La mise en place de cette « Task force » chargée d’évaluer la conformité, les risques et la technicité de chaque candidature devant attribuer une note de 0 à 5, fait grand débat. Son appréciation pourra être fatale au Maroc s’il obtient une note globale inférieure à 2, ou une note inférieure à 2 concernant 4 critères particuliers : les stades, le transport, l’hébergement et les sites d’entrainement.
Selon les spécialistes, neuf nouveaux critères ayant un impact négatif sur le book marocain ont été adoptés. Ceux-ci concernent notamment l’hébergement (un minimum de chambres d’hôtel par ville en fonction de la taille du stade), les stades (la durabilité des infrastructures), le transport (une capacité aéroportuaire minimale de 60 millions de passagers par an), les villes hôtes (une taille minimale de 250.000 habitants), et les déplacements (une durée maximale d’une heure trente entre un aéroport et une ville hôte).
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