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La« Diplomatie Sécuritaire » activé avec l’Inauguration du Centre Africain de Coopération Policière

À la veille de la CAN, Abdellatif Hammouchi et Nasser Bourita opérationnalisent une structure inédite qui positionne le Maroc comme le pivot de la stabilité régionale et le laboratoire du Mondial 2030

LA VÉRITÉ


Le Maroc franchit un nouveau palier dans sa stratégie d’influence continentale. Ce jeudi à Salé, l’inauguration du Centre africain de coopération policière par le Directeur général de la DGSN-DGST, Abdellatif Hammouchi, en présence du ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, dépasse le simple cadre protocolaire. À 48 heures du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), le Royaume ne se contente pas de sécuriser un événement sportif ; il institutionnalise son rôle de « hub » sécuritaire pour l’Afrique, transformant son expertise nationale en un bien public régional.

Cette nouvelle infrastructure, opérationnelle dès maintenant pour la période du 21 décembre au 18 janvier, agit comme le centre névralgique du dispositif de protection de la compétition. Sa mission première consiste à synchroniser les actions des différentes forces de police africaines présentes sur le sol marocain. Le Centre permet de fluidifier l’échange de renseignements en temps réel, de coordonner les opérations techniques et de gérer les flux de supporters avec une approche unifiée. Pour Rabat, il s’agit de démontrer sa capacité à fédérer les appareils sécuritaires du continent autour d’un standard d’excellence commun.

Le Test Grandeur Nature pour le Mondial 2030

Si la CAN constitue l’objectif immédiat, l’horizon stratégique se situe en 2030. L’organisation conjointe de la Coupe du Monde avec l’Espagne et le Portugal impose au Maroc des défis sécuritaires d’une autre magnitude. Ce Centre africain fait donc office de laboratoire grandeur nature. En démontrant sa maîtrise face aux risques, du hooliganisme au terrorisme en passant par la criminalité transnationale le Maroc valide sa doctrine sécuritaire aux yeux de la FIFA et de ses partenaires internationaux (États-Unis, France, Royaume-Uni), qui considèrent déjà le Royaume comme un rempart indispensable dans la lutte contre le terrorisme et la migration irrégulière.

Cette initiative matérialise la vision royale de la coopération Sud-Sud. Loin d’une simple assistance technique, le Maroc propose un modèle de co-développement sécuritaire. Le Centre ne fermera pas ses portes au soir de la finale de la CAN ; il a vocation à devenir une plateforme pérenne de formation et de qualification pour les élites policières africaines. En exportant son savoir-faire et en mutualisant les ressources, Rabat renforce l’intégration régionale et prouve que la sécurité de l’Afrique peut et doit être gérée par l’Afrique, avec le Maroc en chef de file.


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