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La diplomatie culturelle, un outil de consolidation de l’entente mutuelle entre le Maroc et l’Espagne

LA VÉRITÉ / MAP


Les participants à un séminaire, organisé récemment à Tétouan, ont souligné que le renforcement de la diplomatie culturelle entre le Maroc et l’Espagne constitue un outil de consolidation de l’entente et de la confiance mutuelle entre les deux pays.

Lors de cette rencontre, organisée par l’Institut Cervantes, en partenariat avec l’Université Abdelmalek Essaâdi (UAE), l’Université Rey Juan Carlos et l’Université Carlos III, sous le thème « La culture et l’Agenda 2030: débat sur l’intégration de la culture dans le développement durable », les intervenants ont souligné l’importance du renforcement de la diplomatie culturelle entre le Maroc et l’Espagne en tant qu’outil fondamental pour l’instauration de bases solides à la confiance mutuelle, l’entente et la paix, afin d’établir un dialogue et une harmonie durables entre les deux pays.

Cet événement, qui a connu la participation d’universitaires et d’acteurs culturels marocains et espagnols, a été l’occasion de souligner l’importance de cet outil dans la lutte contre les stéréotypes et les préjugés entre les deux pays, et de réaffirmer que la réalisation du développement durable passe par l’intégration de la dimension culturelle.

Dans ce cadre, les professeurs de droit international public et de relations internationales à l’Université Rey Juan Carlos, Cástor Díaz Barrado et Sagrario Morán Blanco, ont proposé, conformément au 13è point de la nouvelle feuille de route Maroc-Espagne annoncée dans la déclaration conjointe adoptée le 7 avril dernier, la création d’une « Charte culturelle hispano-marocaine », basée sur l’agenda culturel ibéro-américain, présentant les contours de cette Charte.

De son côté, le vice-doyen de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Tanger, Hamid Aboulas, a appelé à la nécessité d’établir des conventions de partenariat entre les universités des deux pays et d’organiser conjointement des séminaires et des rencontres, à même de présenter des idées pratiques devant contribuer à régler les différends et à assurer une gestion commune des questions bilatérales, soulignant l’impératif de faire adhérer les 14 universités publiques marocaines, pour présenter des propositions dans le cadre du projet « Charte culturelle hispano-marocaine ».

Quant au chef du département des études hispaniques de l’UAE, Abderrahman El Fathi, il a souligné l’importance d’impliquer les départements des études hispaniques des universités marocaines et les instituts Cervantes dans l’équipe de travail sectorielle autour de la culture qui sera prochainement mise en place, pour mettre en œuvre les dispositions de la feuille de route. Cette rencontre a été marquée également par l’intervention de Carlos Fernández Liesa, professeur de droit international à l’Université Carlos III, qui a fait savoir que la culture est présente dans les 17 objectifs de développement durable de l’Agenda 2030 des Nations Unies, soulignant la nécessité d’approfondir le travail sur le rôle de la culture dans la connaissance de l’autre et le développement des peuples.

A Tanger, un atelier de travail a été organisé avec la participation d’universitaires marocains et espagnols et d’une centaine d’étudiants de master à l’UAE, qui a été l’occasion de mettre l’accent sur le rôle de la culture dans les sociétés contemporaines.

Les participants ont ainsi souligné l’importance de promouvoir l’échange de missions scientifiques entre le Maroc et l’Espagne pour renforcer les liens de voisinage.


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