Kaboul sous le feu : 39 morts dans un conflit qui s’embrase
Kaboul sous un déluge de feu : le basculement vers une guerre ouverte totale avec Islamabad. 39 civils fauchés à Torkham par une escalade militaire sans précédent.
LA VÉRITÉ
L’affrontement entre Islamabad et Kaboul franchit un nouveau cap avec des explosions dans la capitale afghane et des combats acharnés à la frontière. Depuis jeudi, ce conflit ouvert a déjà coûté la vie à au moins 39 civils.
Kaboul sous les tirs
Le mardi 3 mars 2026, la capitale afghane Kaboul a tremblé sous des explosions et des tirs nourris alors que la guerre ouverte contre le Pakistan s’intensifie. Ces hostilités, déclenchées jeudi dernier par une attaque transfrontalière afghane suivie de représailles aériennes pakistanaises, embrasent désormais le poste-frontière stratégique de Torkham. Les armes antiaériennes déchirent le ciel de Kaboul comme un tonnerre permanent. Au sol, les forces afghanes luttent contre l’armée pakistanaise dans une étreinte mortelle le long de la ligne de démarcation. Le bilan humain s’alourdit de minute en minute. Selon le gouvernement afghan, au moins 39 civils ont perdu la vie depuis le début de cette offensive éclair. Cependant, Islamabad garde un silence de plomb sur ces chiffres tragiques.
Torkham sous le feu
À une cinquantaine de kilomètres de Jalalabad, le poste-frontière de Torkham devient l’épicentre d’un véritable séisme géopolitique. Les résidents locaux rapportent des combats d’une violence inouïe qui durent depuis plusieurs jours. Le ministère de la Défense afghan confirme que les combats se poursuivent activement contre les forces pakistanaises. Cette zone stratégique ressemble désormais à une poudrière prête à exploser à tout moment. En effet, les échanges de tirs ne faiblissent pas, transformant la frontière en une plaie béante entre les deux nations.
L’échec de la diplomatie
Les racines de ce mal remontent à la prise de pouvoir des talibans en août 2021. Depuis cette date, les relations entre les deux voisins se dégradent comme une étoffe qui se déchire irrémédiablement. Islamabad, puissance nucléaire, pointe un doigt accusateur vers Kaboul. Le Pakistan affirme que l’Afghanistan abrite les militants du Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP). Ces insurgés mènent des attaques sanglantes sur le sol pakistanais, bien que les autorités afghanes rejettent fermement ces allégations. Ce dialogue de sourds alimente une spirale de violence que personne ne semble pouvoir arrêter.
Un mirage de paix
L’histoire récente de la région s’écrit avec le sang des victimes tombées lors des affrontements d’octobre dernier, qui avaient fait plus de 70 morts. À cette époque, les points de passage ont fermé leurs portes sous le poids de la discorde. Pourtant, une lueur d’espoir était apparue grâce à la médiation du Qatar et de la Turquie. Cette trêve fragile a toutefois volé en éclats après seulement neuf jours. Le Pakistan a déclaré l’accord caduc, transformant les tentatives de paix en un mirage lointain dans le désert diplomatique. Par ailleurs, les cycles de négociations ultérieurs ont tous échoué à désamorcer cette bombe à retardement.
Une impasse régionale totale
Aujourd’hui, chaque nouvelle tentative de discussion se heurte à un mur d’incompréhension infranchissable. La « guerre ouverte » entamée jeudi dernier marque une rupture brutale avec la diplomatie de l’ombre pratiquée jusqu’ici. Alors que les détonations résonnent encore dans les quartiers résidentiels de Kaboul, l’avenir de la région semble plus sombre que jamais puisque les canons remplacent désormais les discours. La frontière, autrefois simple ligne sur une carte, est devenue le théâtre d’une tragédie humaine aux conséquences imprévisibles.
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