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Javier Milei joue son avenir politique dans les législatives argentines

Le président libertarien appelle ses partisans à “renverser le Congrès destituant” pour faire avancer ses réformes économiques

LA VÉRITÉ


Sous les projecteurs et devant une foule euphorique, Javier Milei a clôturé, vendredi soir à Rosario, sa campagne pour les élections législatives de ce dimanche. Dans cette province industrielle marquée par la criminalité et les réseaux du narcotrafic, le président argentin a défié les pronostics et les tensions. Escorté par un impressionnant dispositif policier, Milei a pris le micro et, fidèle à son style provocateur, a entonné Panic Show avant d’appeler ses partisans à “donner la vuelta au Congrès”, qu’il accuse de bloquer ses réformes économiques.

Une élection décisive pour les réformes libérales

En effet, ces élections détermineront si Milei obtiendra le tiers des sièges nécessaires pour maintenir ses vetos et empêcher l’opposition de freiner son programme. Avec à peine 15 % des sièges à la Chambre des députés, son gouvernement dépend d’alliances fragiles pour faire passer ses projets. Son objectif immédiat est clair : consolider son pouvoir institutionnel pour éviter de nouveaux revers législatifs.

Un président entre confiance et tempête politique

Malgré les pronostics défavorables, le président s’affiche confiant. “À partir de dimanche, l’Argentine changera vraiment”, a-t-il lancé, promettant de réorganiser son cabinet après le scrutin. Cette annonce survient dans un contexte de tensions internes : après la démission du ministre des Affaires étrangères, Gerardo Werthein, le ministre de la Justice, Mariano Cúneo Libarona, a lui aussi quitté le gouvernement, suivi par la ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, candidate au Sénat.

Par ailleurs. la gestion de Mariano Cúneo, plusieurs mesures controversées ont marqué l’opinion publique : la suppression de l’Institut national contre la discrimination (INADI), la réduction des bureaux des droits humains et la nomination de juges de la Cour suprême par décret présidentiel. Ces réformes radicales, menées sous le slogan de la “tronçonneuse”, ont profondément polarisé le pays.

Une opposition mobilisée autour de la défense sociale

En parallèle, le gouverneur de Buenos Aires, Axel Kicillof, épaulé par l’ancien candidat Sergio Massa, a mené un dernier rassemblement peroniste axé sur la défense de l’éducation publique et la “résistance au démantèlement de l’État”. “Milei est la plus grande escroquerie de l’histoire argentine”, a-t-il clamé, accusant le président de favoriser les grandes corporations au détriment des classes populaires.

Une bataille électorale au goût de référendum

Ce 26 octobre, les Argentins renouvellent la moitié de la Chambre des députés et un tiers du Sénat. Les sondages demeurent partagés : certains prédisent un léger avantage au péronisme, d’autres un sursaut pour La Libertad Avanza. Mais pour Milei, cette élection représente bien plus qu’un scrutin intermédiaire : elle constitue un véritable plébiscite sur sa gouvernance libertarienne et sa capacité à imposer son modèle économique dans une Argentine fragilisée par la crise et la défiance institutionnelle.


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