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Iran : Intensification des manifestations et lourd bilan humain au cinquième jour de contestation

Les affrontements se multiplient à travers le pays, notamment à Lordegan et dans les universités de Téhéran, tandis que la presse locale évoque une situation critique pour les autorités

LA VÉRITÉ


La vague de contestation qui secoue l’Iran entre désormais dans son cinquième jour consécutif, marquée par une nette escalade de la violence. La situation sur le terrain se caractérise par des affrontements directs et de plus en plus intenses entre les manifestants et les forces de l’ordre, transformant plusieurs villes en zones de conflit ouvert.

Des morts à Lordegan et des institutions ciblées

Le foyer de tension le plus critique a été identifié à Lordegan, dans la province de Chaharmahal et Bakhtiari. Les manifestations y ont pris une tournure violente, avec des attaques ciblées contre des symboles de l’État et du système financier : la préfecture, le palais de justice et plusieurs banques ont subi d’importants dégâts.

Face à des slogans hostiles au régime (« Mort au dictateur »), la riposte des forces de sécurité a été meurtrière. L’usage de balles réelles pour disperser la foule a été rapporté, entraînant la mort de deux manifestants.

Extension des troubles : Universités et manifestations nocturnes

La contestation ne se limite plus aux zones rurales et s’étend désormais aux grands centres urbains et aux campus, y compris durant la nuit.

À Kuhdasht : Les rapports indiquent une violence accrue envers les forces de sécurité. Un membre de la milice Basij a été tué et treize agents ont été blessés, signalant un durcissement de la confrontation.

À Téhéran : L’université a été le théâtre d’incidents majeurs. Une intervention des forces de sécurité au sein d’une résidence universitaire féminine a déclenché une mobilisation immédiate des étudiants, plaçant le milieu académique au cœur de la révolte.

Une prise de conscience médiatique

Fait notable, la presse iranienne, y compris celle proche des cercles du pouvoir, ne minimise plus l’ampleur des événements. L’agence Fars a officiellement reconnu l’étendue des dégâts matériels. Plus analytique, le journal Tose’eh Irani qualifie la situation de « tournant historique », plaçant le gouvernement face à un choix binaire entre réformes structurelles ou répression accrue. De même, le quotidien Jomhouri Eslami avertit les autorités : les slogans visent directement la tête de l’État, et la crise actuelle ne peut plus être ignorée ou traitée comme un simple désordre public.


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