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Intelligence artificielle et vides juridiques : le plan de l’Afrique atlantique pour contrer les réseaux criminels

Treize nations de la façade atlantique s'allient pour harmoniser leur réponse judiciaire face au terrorisme au Maroc. Vingt-six hauts responsables se réunissent à Sala Al Jadida afin de combler les vides législatifs exploités par le crime organisé. Ce cycle de formation de neuf jours concrétise la Déclaration de Rabat pour faire de la région une zone de stabilité et de prospérité.


Depuis le lundi 7 septembre 2026, vingt-six hauts responsables représentant treize pays d’Afrique atlantique se réunissent à Sala Al Jadida, au Maroc, pour un cycle de formation de neuf jours. Organisé par le ministère de la Justice jusqu’au 15 septembre, cet événement vise à harmoniser les réponses judiciaires et opérationnelles face au terrorisme et à la criminalité transnationale.

 

Une réponse concrète à la Déclaration de Rabat

Cette rencontre concrétise le premier axe de la Déclaration de Rabat des ministres de la Justice. Durant cette période, les délégations travaillent sur la convergence des législations nationales. L’initiative s’inscrit dans la vision du Roi Mohammed VI pour consolider l’intégration africaine. Elle soutient également l’accès des États du Sahel à l’océan Atlantique.

 

Des réseaux criminels toujours plus complexes

La façade atlantique africaine fait face à de nouvelles menaces de grande envergure. Selon un discours lu au nom du ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, les réseaux criminels transnationaux ont réorienté leurs itinéraires vers cette région. Ces organisations étendent désormais leurs activités aux espaces numériques. Elles utilisent également des technologies avancées comme l’intelligence artificielle. De plus, ces réseaux profitent des lacunes de procédure et des vides législatifs entre les différents États.

 

Dépasser l’approche sécuritaire classique

Pour contrer ces menaces, le ministre de la Justice préconise d’adapter les dispositifs juridiques. Il propose de dépasser les méthodes sécuritaires classiques au profit d’une réelle convergence des lois. Le Maroc recommande de simplifier les demandes d’entraide judiciaire. Il suggère aussi de créer des équipes communes d’enquête. Enfin, le ministre appelle à uniformiser les règles sur les preuves numériques et à faciliter le gel des avoirs financiers d’origine illégale.

 

Un partenariat pour la stabilité régionale

De son côté, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, affirme que la coopération judiciaire est un pilier essentiel du partenariat régional. Dans une allocution lue en son nom, il décrit cette initiative comme une réponse proactive face à l’émergence de nouveaux blocs régionaux. Cette volonté de coordination est partagée par les participants. Le procureur mauritanien Bassi Mohamed insiste sur la nécessité d’unir les efforts législatifs. Le directeur adjoint sénégalais des Affaires pénales, Malick Dia, précise que la formation permettra aussi d’échanger sur la lutte contre le trafic de drogue et la traite des êtres humains.


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