[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

Innovation et haute technologie : la transformation structurelle qui propulse le Maroc au sommet régional

Le Maroc gagne trois places et se hisse au 54e rang mondial de l'Indice de l'innovation 2026 de l'OMPI. En dépit d'une 76e position pour les ressources investies, le Royaume bondit au 46e rang mondial pour ses réalisations technologiques et créatives concrètes. L'OMPI préconise d'amplifier la R&D privée et les financements en capital-risque pour soutenir cette dynamique économique.


Selon l’édition 2026 de l’Indice mondial de l’innovation publiée le mardi 29 septembre 2026 à Genève par l’Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle, le Maroc enregistre une progression de trois places pour se hisser au 54e rang mondial. Cette performance, qui constitue le meilleur classement historique du Royaume sur 139 économies évaluées, concrétise une transformation structurelle orientée vers la montée en gamme industrielle et la valorisation du capital immatériel.

 

Une trajectoire ascendante et un leadership régional affirmé

La progression marocaine s’inscrit dans une dynamique constante et mesurable depuis plusieurs années. Le Royaume est ainsi passé de la 75e position en 2020 à la 57e place, avant d’atteindre le 54e rang mondial en 2026.

Cette progression consolide le positionnement international et régional du pays. Le Maroc occupe désormais le 4e rang parmi les pays à revenu intermédiaire inférieur et se classe 7e dans la zone Afrique du Nord et Asie de l’Ouest.

Le rapport de l’Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle soulève que le Maroc se place en tête de la dynamique observée en Afrique du Nord. Cette avancée traduit le passage progressif d’un modèle économique reposant sur les matières premières et la production à faible coût vers des activités économiques caractérisées par une plus forte intensité technologique.

 

Des indicateurs sectoriels portés par le capital immatériel

L’analyse détaillée établie par les experts de l’organisation internationale fait ressortir des performances sectorielles ciblées. Le Royaume se distingue particulièrement au 5e rang mondial pour les dessins et modèles industriels et au 8e rang pour l’intensité des actifs incorporels.

Les données chiffrées confirment également un positionnement solide dans la productivité et la gestion de marque. Le Maroc se classe ainsi au 13e rang pour la croissance de la productivité du travail et à la 16e position pour le dépôt et la valorisation des marques.

Sur le plan de l’environnement institutionnel et de la formation, le pays enregistre la 22e place pour la stabilité des politiques publiques appliquées aux affaires. Il atteint en outre le 23e rang pour le taux de diplômés en sciences et en ingénierie, tout en se maintenant au 28e rang mondial pour la production manufacturière de haute technologie. Selon l’évaluation de l’institution, ces chiffres démontrent que les entreprises nationales renforcent leurs capacités de production en intégrant le design et la différenciation commerciale des produits.

 

Une conversion efficace des investissements en résultats tangibles

L’indice synthétique met en évidence une dissymétrie révélatrice entre les moyens engagés et les résultats obtenus. Pour les ressources et investissements mobilisés (innovation inputs), le Maroc se situe au 76e rang mondial. En revanche, pour les résultats concrets en matière de technologie, de recherche et de création (innovation outputs), le pays remonte à la 46e position.

L’organisation internationale en conclut que le Maroc parvient à transformer ses investissements nationaux en résultats tangibles de manière particulièrement efficace. Le Royaume rejoint ainsi un groupe restreint d’économies émergentes comprenant la Chine, l’Inde, la Turquie et les Philippines.

L’avancée de ces nations ne repose pas uniquement sur l’augmentation des ressources financières allouées. Elle découle de leur aptitude à connecter les savoir-faire nationaux aux marchés mondiaux, notamment par le biais des chaînes de valeur internationales, du commerce de produits de haute technologie, des services numériques, du design et de l’activité des start-up.

 

Les axes de progrès pour franchir le seuil du Top 50

Malgré ces avancées mesurables, le rapport d’expertise identifie des paliers d’amélioration nécessaires pour accéder au groupe des cinquante ou quarante premières économies mondiales. Le document souligne l’exigence d’élargir les capacités nationales de recherche globale et de stimuler l’effort de recherche et développement au sein des entreprises.

Les analystes recommandent d’approfondir les liaisons structurelles entre le monde académique et le secteur industriel. L’accroissement de la création de connaissances à l’échelle nationale constitue un levier déterminant pour pérenniser la croissance observée.

Afin de soutenir ce rythme d’évolution, l’organisation préconise un renforcement des partenariats entre universités et entreprises, une amplification des budgets de recherche et développement privés, ainsi qu’un accès élargi aux financements en capital-risque pour les jeunes entreprises innovantes en phase d’expansion.


À lire aussi
commentaires
Loading...
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]