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Infrastructures Maghreb-Afrique : Rabat et Nouakchott renforcent leur corridor économique stratégique

Axe Nouakchott-Nouadhibou : le Maroc et la Mauritanie s'accordent sur la réhabilitation de 480 kilomètres de route. Cette convention-cadre vise à interconnecter les réseaux routiers et à intensifier les flux commerciaux bilatéraux. La création d'un bureau d'études en Mauritanie assurera le suivi technique et la résilience de l'infrastructure face au changement climatique.


Le ministre marocain de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, et le ministre mauritanien de l’Équipement et des Transports, Ely Ould El Veirik, ont signé lundi 21 septembre 2026 à Rabat une convention-cadre stratégique. Cet accord porte sur la réhabilitation et l’élargissement de la route reliant Nouakchott à Nouadhibou sur une longueur de 480 kilomètres, avec pour objectif d’interconnecter les réseaux routiers des deux pays et de dynamiser les flux commerciaux interafricains.

 

Une convention majeure pour l’axe Nouakchott-Nouadhibou

Les gouvernements du Royaume du Maroc et de la République islamique de Mauritanie franchissent une étape clé dans le renforcement de leurs liaisons terrestres. Les deux ministres se sont réunis à Rabat pour sceller une convention-cadre dédiée à la modernisation de cet axe vital.

Le projet concerne le tronçon reliant la capitale Nouakchott à la ville boursière de Nouadhibou, en passant par le point kilométrique 55. L’intervention globale s’étend sur une distance totale de 480 kilomètres. L’opération vise principalement la réhabilitation, l’élargissement, l’amélioration et l’entretien continu de cette infrastructure stratégique afin de la rendre plus fluide et plus sûre pour l’ensemble des usagers.

 

Un levier pour le commerce et les investissements transfrontaliers

Ce chantier d’envergure répond à des enjeux économiques majeurs pour la région du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest. D’après les déclarations officielles des deux parties lors de la cérémonie de signature, la remise aux normes de cet axe permettra de fluidifier considérablement le passage des transporteurs routiers et des opérateurs économiques.

Les autorités des deux nations escomptent un impact direct sur le rythme des échanges commerciaux. La modernisation de l’axe routier doit faciliter l’acheminement des marchandises, réduire les coûts de transit et stimuler les investissements croisés entre le Maroc et la Mauritanie.

 

Supervision conjointe et résilience climatique

Sur le plan opérationnel et technique, les deux ministères mettent en place une structure dédiée de suivi. La convention prévoit ainsi la création d’un bureau d’études conjoint basé en Mauritanie, dont la mission spécifique sera d’assurer la supervision et le contrôle de l’exécution des travaux. Ce projet repose sur une approche intégrée et participative mobilisant les compétences techniques des deux pays afin de garantir le respect des normes d’ingénierie les plus strictes.

Par ailleurs, l’accent a été mis sur la durabilité environnementale des aménagements. Face aux variations météorologiques extrêmes observées dans la zone sahélienne, les deux gouvernements entendent concevoir une chaussée hautement résiliente. L’objectif affiché est d’assurer la pérennité de l’infrastructure routière face aux conséquences des changements climatiques qui affectent régulièrement les réseaux de transport régionaux.

 

Un partenariat ancré dans une vision stratégique globale

Cette signature traduit la dynamique de rapprochement observée entre Rabat et Nouakchott. Les deux ministres ont souligné que cette initiative concrétise sur le terrain les hautes orientations définies par les deux chefs d’État, le Roi Mohammed VI et le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

L’accord s’inscrit dans une volonté partagée de consolider un partenariat bilatéral durable et de doter la région d’infrastructures de transport performantes. En connectant plus efficacement leurs réseaux routiers respectifs, le Maroc et la Mauritanie posent un jalon supplémentaire pour l’intégration économique régionale.


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