Inflation au Maroc : une baisse prévue à 0,8% au T4-2024
Baisse des carburants et hausse de l'inflation sous-jacente au programme
LA VÉRITÉ
Casablanca, 18 décembre 2024 L’inflation au Maroc devrait ralentir à 0,8% au quatrième trimestre (T4) 2024, contre 1,3% le trimestre précédent, selon Bank Al-Maghrib (BAM). Cette évolution s’explique principalement par la chute attendue des prix des carburants et lubrifiants, reflétant la tendance baissière des cours internationaux des produits pétroliers.
Une baisse marquée des carburants
D’abord, les prix des carburants et lubrifiants devraient enregistrer une diminution significative, passant de -2,8% au troisième trimestre à -12,4% au T4-2024. Cette tendance, rapportée par BAM dans son dernier rapport sur la politique monétaire, constitue le principal facteur de la décélération globale de l’inflation.
Ensuite, les produits alimentaires à prix volatils devraient également contribuer à cette dynamique. Les données disponibles indiquent une baisse annuelle des prix de ces produits de 0,6% au T4-2024, après une diminution moyenne de 1,1% au trimestre précédent.
Une inflation sous-jacente en progression
Cependant, malgré ces signaux de ralentissement, l’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments volatils et les tarifs réglementés, devrait s’accélérer. En effet, elle atteindrait 2,3% au T4-2024, contre 2,1% un trimestre auparavant. Cette hausse reflète des pressions persistantes sur certains segments de consommation.
Par ailleurs, les tarifs réglementés, en l’absence de nouvelles décisions gouvernementales, devraient continuer d’évoluer au même rythme qu’au T3-2024, soit une augmentation de 2%.
Une dette privée en croissance
En parallèle, le marché de la dette privée montre une dynamique contrastée. L’encours total s’est établi à 276,4 milliards de dirhams, enregistrant une hausse de 8% depuis le début de l’année 2024. En octobre, les émissions ont atteint 8,4 milliards de dirhams, marquant une nette progression après les 4,4 milliards enregistrés en septembre.
Toutefois, sur une base trimestrielle, BAM souligne une baisse de 7,4% au T3-2024, avec des émissions totalisant 23,3 milliards de dirhams. Cette diminution s’explique principalement par le recul des levées de fonds des banques, qui ont chuté à 13 milliards de dirhams, contre 19,6 milliards au trimestre précédent.
Émissions par instrument : une tendance variée
Enfin, les émissions de titres de créances négociables ont progressé de 5,4%, atteignant 19,5 milliards de dirhams, dominées par les certificats de dépôts (11,5 milliards). En revanche, les émissions obligataires se sont limitées à 3,9 milliards, réalisées majoritairement par des sociétés non financières.
Suivez les dernières actualités de Laverite sur Google news