[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

Industrie navale : le nouveau pari du Maroc pour sa souveraineté industrielle

Cap sur 2040 : le Maroc dévoile sa première vision stratégique globale pour bâtir une industrie navale souveraine. Commande publique et pôle industriel de Nador : les leviers prioritaires pour propulser l'écosystème maritime national. Un gisement de 33 milliards de dirhams et 25 000 emplois attendus grâce à la mobilisation de la nouvelle « Alliance Navale ».

LA VÉRITÉ


Réunis à Casablanca ce mardi 21 juillet 2026, les acteurs de la filière navale et le ministère de l’Industrie ont tracé les contours d’une nouvelle feuille de route sectorielle. En s’appuyant sur la commande publique et l’extension des zones industrielles, le Royaume ambitionne de créer plus de 25 000 emplois et de générer jusqu’à 33 milliards de dirhams de retombées économiques d’ici 2040.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a participé ce mardi à Casablanca au « Mardi de la Branche » de la Fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (FIMME). Cette rencontre a permis de présenter un diagnostic stratégique de la filière navale marocaine. Ce document servira de base à l’élaboration d’une feuille de route pour la période 2026-2030.

 

La commande publique comme levier de croissance

Le ministre a insisté sur le rôle moteur de la commande publique pour le développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) du secteur. Selon Ryad Mezzour, un travail de coordination est en cours avec les ministères de l’Intérieur et de l’Équipement. L’objectif est d’adapter les procédures des marchés publics aux capacités des industriels locaux. Cette réforme passe par la simplification de certains marchés pour favoriser l’accès des entreprises nationales.

 

Un potentiel économique de 33 milliards de dirhams

Le secteur de l’industrie navale, qui inclut la réparation de la flotte de pêche, emploie actuellement entre 8 000 et 10 000 personnes. Les projections présentées par la FIMME indiquent un fort potentiel de croissance pour les deux prochaines décennies. À l’horizon 2040, le potentiel économique du secteur est estimé entre 17 et 33 milliards de dirhams. Ce développement permettrait la création de plus de 25 000 emplois directs.

Pour soutenir cette ambition, le Royaume prévoit l’élargissement des zones d’accélération industrielle. Le ministre a notamment cité l’offre foncière de 2 200 hectares au port de Nador, destinée à l’accueil de navires à fort tonnage.

 

Vers la création d’une « Alliance Navale »

Pour Abdelhamid Souiri, président de la FIMME, le succès de cette filière repose sur la construction d’un écosystème intégré. Ce dernier doit fédérer les industriels, les centres de recherche, les investisseurs et les établissements publics. L’industrie navale est ainsi appelée à devenir un pilier de la souveraineté industrielle et maritime du pays.

Dans cette optique, la FIMME propose la création du réseau « Alliance Navale ». Ce groupement d’acteurs sera chargé d’assurer le pilotage de la feuille de route sectorielle et d’accompagner son déploiement. Cette stratégie s’inscrit dans la continuité des succès industriels du Maroc dans les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique.


À lire aussi
commentaires
Loading...
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]