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IDE : le Maroc attire 34,3 MMDhs nets à fin août

Le flux net des investissements directs étrangers progresse de 65 % sur un an. Les recettes augmentent à 47,3 milliards de dirhams tandis que les sorties liées aux IDE reculent fortement, renforçant le solde net enregistré par le Royaume

La Vérité


Les investissements directs étrangers enregistrent une forte accélération au Maroc. À fin août 2026, leur flux net atteint 34,334 milliards de dirhams, contre 20,810 milliards un an auparavant, soit une progression de 65 %, selon les données provisoires de l’Office des Changes.

Ce bond ne provient pas d’un seul mouvement.

Les recettes d’IDE atteignent 47,318 milliards de dirhams sur les huit premiers mois de l’année, contre 40,445 milliards à fin août 2025. Elles progressent ainsi de 17 %, soit près de 6,9 milliards de dirhams supplémentaires.

Dans le même temps, les dépenses liées aux investissements étrangers diminuent nettement. Elles passent de 19,635 milliards à 12,984 milliards de dirhams, soit une baisse de 33,9 %.

La combinaison de ces deux mouvements explique la progression spectaculaire du solde net.

Un indicateur d’attractivité à lire avec précision

Le chiffre de 34,334 milliards de dirhams constitue un indicateur important de la dynamique des capitaux étrangers au Maroc.

Mais il ne faut pas le confondre avec 34,3 milliards de nouveaux investissements productifs réalisés entre janvier et août.

Le flux net d’IDE correspond à la différence entre les entrées et les sorties enregistrées dans le cadre des investissements directs. Il peut donc intégrer des opérations de capital, des bénéfices réinvestis, des prêts intragroupes ou encore des désinvestissements.

Cette distinction permet de mieux comprendre pourquoi la baisse des dépenses contribue autant que la progression des recettes à l’amélioration du solde.

Une progression qui accompagne la stratégie industrielle

Cette évolution intervient alors que le Maroc poursuit le développement de ses écosystèmes industriels et cherche à renforcer son rôle dans les chaînes de valeur internationales.

Automobile, aéronautique, composants électriques, batteries, énergies renouvelables ou industries liées à la transition énergétique figurent parmi les secteurs dans lesquels le Royaume cherche à attirer davantage de capitaux et de technologies.

Les données mensuelles de l’Office des Changes ne permettent toutefois pas, à elles seules, d’attribuer la hausse de 65 % à un secteur particulier. Une analyse détaillée des IDE par branche et par pays d’origine sera nécessaire pour identifier les moteurs précis de cette progression.

Les entreprises marocaines investissent aussi davantage à l’étranger

Le mouvement ne concerne pas uniquement les capitaux entrants.

À fin août, le flux net des investissements directs marocains à l’étranger atteint 6,667 milliards de dirhams, contre 2,358 milliards un an auparavant.

Les dépenses des investisseurs marocains à l’étranger progressent de 45,5 %, à 18,208 milliards de dirhams, tandis que les recettes liées à ces investissements atteignent 11,541 milliards.

Cette évolution montre une intensification simultanée des mouvements de capitaux dans les deux directions.

Pour le Maroc, le prochain enjeu ne réside donc pas uniquement dans le volume des IDE attirés. Il consiste à transformer ces flux en capacités productives, emplois, transferts technologiques et intégration accrue des entreprises marocaines dans les chaînes de valeur mondiales.

La hausse de 65 % constitue à ce titre un signal favorable. Sa portée économique réelle se mesurera toutefois dans la nature et la durée des investissements qu’elle recouvre.


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