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Hantavirus: le ministère de la Santé rassure sur les risques au Maroc

Le ministère marocain de la Santé et de la Protection sociale a tenté de calmer les inquiétudes autour du hantavirus, après l’attention médiatique suscitée par un foyer suspect détecté à bord d’un navire de croisière dans l’Atlantique Sud. Les autorités sanitaires assurent que le niveau de risque pour le Maroc reste « faible à très faible », tout en maintenant une veille épidémiologique active face à cette infection virale transmise principalement par les rongeurs.

LA VÉRITÉ


Dans ce contexte, Mouad Merabet, coordonnateur du centre national des opérations d’urgence de santé publique, a expliqué que le hantavirus n’est pas une maladie nouvelle. Selon lui, cette famille de virus est connue depuis plusieurs décennies par les autorités sanitaires internationales et fait déjà l’objet de protocoles de surveillance dans plusieurs pays.

Le responsable sanitaire a précisé que la contamination survient essentiellement à travers le contact avec des rongeurs infectés ou avec leurs sécrétions, notamment l’urine, la salive ou les excréments. La transmission peut également se produire lorsqu’une personne inhale des particules contaminées présentes dans l’air, particulièrement dans des espaces fermés ou insalubres. En revanche, la transmission entre humains demeure extrêmement rare et ne concerne que certaines variantes spécifiques identifiées en Amérique du Sud.

Selon Mouad Merabet, la situation actuelle ne justifie pas de mesures exceptionnelles au Maroc. Il a insisté sur le fait que les autorités sanitaires suivent l’évolution internationale de cette maladie à travers les mécanismes de veille et de coopération épidémiologique. Le ministère affirme également disposer des capacités nécessaires pour détecter rapidement d’éventuels cas suspects et assurer leur prise en charge.

Le hantavirus provoque généralement des symptômes proches d’un syndrome grippal classique dans ses premiers stades. Les patients peuvent présenter de la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête, une fatigue importante ou encore des troubles digestifs. Toutefois, certaines formes plus sévères peuvent évoluer rapidement vers des complications respiratoires aiguës ou des atteintes rénales graves nécessitant une hospitalisation.

Les autorités sanitaires rappellent qu’il n’existe actuellement ni vaccin spécifique ni traitement antiviral curatif contre le hantavirus. La prise en charge médicale repose essentiellement sur les soins de soutien, notamment l’assistance respiratoire dans les cas les plus graves. C’est pourquoi les spécialistes insistent davantage sur la prévention et la réduction des risques d’exposition.

Dans ses déclarations, Mouad Merabet a appelé à respecter les mesures d’hygiène de base, particulièrement dans les lieux susceptibles d’abriter des rongeurs. Il recommande notamment de nettoyer avec précaution les espaces fermés restés longtemps inoccupés, d’éviter le contact direct avec les excréments de rongeurs et de consulter un médecin en cas de symptômes inhabituels après une exposition potentielle.

Le ministère de la Santé cherche ainsi à éviter toute forme de psychose autour de cette maladie, tout en rappelant l’importance de la vigilance sanitaire. À ce stade, aucun foyer inquiétant n’a été signalé sur le territoire marocain, mais les autorités affirment maintenir une surveillance continue afin d’anticiper toute évolution éventuelle de la situation internationale.


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