[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

Gouvernement El Mansouri : le RNI se dit prêt à soutenir la nouvelle majorité

Après avoir reçu le RNI et l’Istiqlal ce mercredi à Rabat, Fatima Ezzahra El Mansouri poursuit ses consultations avec les autres forces parlementaires. Le MP et le MDS n’excluent pas une participation, tandis que l’USFP et le PPS réservent encore leur position

La Vérité


Fatima Ezzahra El Mansouri a ouvert mercredi les consultations pour former le prochain gouvernement en recevant successivement le RNI et l’Istiqlal. Les trois partis totaliseraient 228 députés s’ils décidaient de gouverner ensemble, mais les deux partenaires potentiels doivent encore arrêter officiellement leur position.

La formation du prochain gouvernement marocain est entrée mercredi 30 septembre dans sa phase politique concrète. Au lendemain de sa nomination par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Fatima Ezzahra El Mansouri a commencé ses consultations avec les partis représentés à la Chambre des représentants.

La Cheffe du gouvernement a d’abord reçu au siège du PAM à Rabat une délégation du Rassemblement national des indépendants (RNI), deuxième force issue des législatives du 23 septembre avec 66 sièges. Mohamed Chaouki conduisait la délégation, accompagné notamment de Rachid Talbi Alami et Mohamed Boussaid.

La rencontre avec le RNI a fourni une première indication politique, sans encore déboucher sur un engagement de coalition.

À l’issue des discussions, Mohamed Chaouki a déclaré que son parti était disposé à aider la nouvelle Cheffe du gouvernement dans sa mission. Il a également affirmé que le RNI placerait « l’intérêt supérieur de la nation » au centre de sa décision. Il n’a toutefois pas annoncé que son parti entrerait dans le prochain Exécutif.

Cette distinction est essentielle : soutenir la démarche de formation du gouvernement ne signifie pas encore accepter d’y participer.

L’Istiqlal veut d’abord consulter ses instances

Fatima Ezzahra El Mansouri a ensuite reçu l’Istiqlal, troisième force parlementaire avec 65 députés. La délégation était conduite par son secrétaire général Nizar Baraka, accompagné notamment de Mohamed Ould Errachid, Abdessamad Kayouh et Abdeljabbar Rachdi.

Nizar Baraka a insisté après la rencontre sur la nécessité de restaurer la confiance des citoyens dans l’action politique et de respecter les engagements pris pendant la campagne électorale.

Il a cité parmi les priorités l’emploi, le chômage, le pouvoir d’achat et l’élargissement de la classe moyenne. Sur la question centrale d’une participation au gouvernement, l’Istiqlal n’a pas encore pris de décision : son Conseil national devra se réunir pour arrêter la position du parti.

Le secrétaire général a néanmoins indiqué que son parti entendait accompagner la nouvelle séquence politique, quelle que soit la décision prise sur son entrée ou non dans la majorité.

Une majorité de 228 sièges est arithmétiquement possible

La configuration parlementaire explique pourquoi les deux premiers rendez-vous revêtent une importance particulière.

Le PAM dispose de 97 sièges, le RNI de 66 et l’Istiqlal de 65. Une coalition réunissant ces trois partis totaliserait donc 228 députés, soit trente sièges de plus que les 198 nécessaires à la majorité absolue dans une Chambre de 395 membres.

Cette addition ne constitue cependant pas un accord politique. Pour l’heure, ni le RNI ni l’Istiqlal n’ont formellement annoncé leur participation au futur gouvernement.

Une reconduction de l’architecture PAM-RNI-Istiqlal sous une nouvelle direction constitue donc une possibilité arithmétique, pas encore une coalition conclue.

MP et MDS gardent également la porte ouverte

D’autres configurations restent envisageables.

Le Mouvement populaire, qui compte 29 députés, n’exclut pas une participation. Son secrétaire général Mohamed Ouzzine a indiqué que son parti restait ouvert à une proposition, tout en précisant que toute décision devrait passer par son Conseil national.

Le Mouvement démocratique et social, fort de huit sièges et désormais associé à l’Union constitutionnelle dans un groupe parlementaire commun de 25 députés, se montre également ouvert à une éventuelle participation. L’USFP et le PPS avaient, de leur côté, préféré ne pas arrêter leur position avant l’ouverture des consultations.

El Mansouri avait annoncé dès sa nomination son intention de dialoguer avec l’ensemble des forces politiques, de l’ancienne majorité comme de l’opposition. Elle avait également pris contact avec Abdelilah Benkirane pour proposer une rencontre avec le PJD.

De l’arithmétique au programme

La première journée montre ainsi que la question de la majorité ne se résumera pas à additionner des sièges.

Chaque formation devra décider si elle souhaite gouverner, soutenir l’Exécutif depuis le Parlement ou rejoindre l’opposition. Les négociations devront également rapprocher les programmes électoraux sur les principaux dossiers économiques et sociaux.

Le PAM, arrivé en tête du scrutin, dispose de plusieurs combinaisons possibles. Mais la composition de la majorité ne pourra être considérée comme acquise qu’après les décisions formelles des partis concernés.


À lire aussi
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]