Gaza : le Hamas accepte une force internationale sous conditions
Le Hamas accepte le déploiement d'une force internationale de 20 000 soldats sous réserve de souveraineté. Une coalition sous commandement américain s'installe pour garantir le cessez-le-feu. Création d'une nouvelle force de police palestinienne formée par l'Égypte et la Jordanie.
LA VÉRITÉ
Ce vendredi 20 février 2026, le mouvement palestinien Hamas a annoncé son ouverture au déploiement d’une force internationale dans la bande de Gaza pour garantir le cessez-le-feu. Cette initiative, intégrée au plan de paix du président américain Donald Trump, prévoit la création d’une Force internationale de stabilisation (ISF) pour sécuriser le territoire tout en formant une nouvelle police locale.
Une force de stabilisation
La communauté internationale pose les premiers jalons d’une architecture de sécurité complexe. La Force internationale de stabilisation (ISF) constituera le pilier central de ce dispositif sous commandement américain. Le général Jasper Jeffers dirigera cette armée de la paix, dont l’effectif total pourrait atteindre 20 000 soldats. Déjà, cinq nations ont confirmé leur participation active à cette mission d’envergure. L’Indonésie fournira le contingent le plus massif avec 8 000 militaires, agissant comme le poids lourd de cette coalition. Le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l’Albanie complètent cette liste hétéroclite de contributeurs. Ce déploiement ressemble à un puzzle diplomatique où chaque pièce doit s’emboîter parfaitement pour éviter l’effondrement.
Souveraineté contre ingérence
Le Hamas accepte ce déploiement, mais il fixe une ligne rouge infranchissable. Le porte-parole Hazem Qassem a précisé que le mouvement refuse toute immixtion dans les affaires intérieures du territoire. Il décrit cette force comme un tampon protecteur, un rempart entre la population palestinienne et l’armée israélienne. Pour le mouvement islamiste, ces troupes étrangères doivent uniquement surveiller la mise en œuvre du cessez-le-feu. Ils voient ces soldats comme des sentinelles du silence, et non comme des administrateurs du quotidien. Le Hamas exige que cette présence internationale fonctionne comme un bouclier et non comme un nouveau joug politique. Cette position crée une tension entre la sécurité globale et l’autonomie locale, une véritable corde raide pour les diplomates.
Nouvel ordre policier
Parallèlement aux troupes de combat, une restructuration profonde de la sécurité intérieure s’amorce. Le diplomate bulgare Nikolaï Mladenov, Haut représentant pour Gaza, a lancé le recrutement d’une nouvelle force de police palestinienne. Le succès est immédiat avec la manifestation de 2 000 volontaires pour porter l’uniforme. L’Égypte et la Jordanie joueront le rôle de mentors en assurant la formation technique de ces recrues. Hazem Qassem a validé cette démarche, affirmant que le maintien de l’ordre intérieur est une priorité absolue. Il souhaite que ces policiers agissent comme un antidote au chaos que l’occupation tente d’instaurer. Cette nouvelle police représente l’espoir d’une stabilité retrouvée, tel un premier bourgeon après un long hiver de conflits.
Le défi du commandement
Le « Conseil de paix » a inauguré ses travaux à Washington ce jeudi pour sceller ces accords. Le général Jeffers doit maintenant orchestrer cette symphonie militaire composée de nations aux cultures variées. La tâche est colossale car il doit transformer 20 000 hommes en une machine de paix efficace. Cette force de stabilisation représente un géant de fer destiné à protéger une terre de sable meurtrie par les années de guerre. Cependant, le succès de cette mission dépendra de la capacité des forces étrangères à respecter la souveraineté réclamée par le Hamas. Si l’ISF outrepasse son rôle de simple observateur, la machine pourrait se gripper rapidement. Le monde regarde désormais Gaza, espérant que ce laboratoire de paix internationale devienne un modèle de résolution de crise.
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