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Gaza : À Doha, les Médiateurs Pressent le Pas pour Sauver la Trêve et Enclencher la Phase 2

Alors que la première étape de l’accord expire, le Qatar, la Turquie et l’Égypte alertent sur la fragilité du processus et appellent à des garanties politiques et sécuritaires concrètes

LA VÉRITÉ


Alors que la première phase du cessez-le-feu à Gaza arrive à son terme, les pays garants de l’accord ne cachent plus leur inquiétude face au risque imminent d’effondrement du processus de paix. Réunis ce samedi à Doha pour évaluer la situation, plusieurs dirigeants arabes et européens, sous l’égide du Qatar, de la Turquie et de l’Égypte, ont lancé un appel pressant à consolider le plan négocié en octobre dernier. L’urgence est de mise pour éviter une reprise généralisée des hostilités.

Des Médiateurs Alarmés par la Situation sur le Terrain

Dès l’ouverture des travaux, le ton a été donné par le Premier ministre qatari, Sheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani. Qualifiant la situation de critique, il a tenu à rappeler que la trêve ne pourra être considérée comme effective que lorsque les forces israéliennes se seront totalement retirées de la bande de Gaza et que la libre circulation de la population sera rétablie, des conditions qui, selon lui, sont loin d’être remplies à ce jour.

Cette préoccupation est partagée et amplifiée par les partenaires régionaux. Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a mis en lumière les zones d’ombre persistantes autour de la future force internationale de sécurité (ISF), déplorant l’absence de définition claire quant à sa composition et son mandat opérationnel. De son côté, le chef de la diplomatie égyptienne, Badr Abdelatty, s’est montré particulièrement critique, affirmant que les violations quotidiennes de la trêve par Israël compromettent dangereusement la transition vers la deuxième phase du plan.

Washington Optimiste malgré les Réalités du Terrain

Face à ces avertissements régionaux, les États-Unis maintiennent une position plus optimiste. Des responsables américains, s’exprimant sous couvert d’anonymat, assurent qu’un passage rapide à la prochaine étape reste envisageable malgré les obstacles. Pourtant, la réalité sur le terrain demeure complexe. Si le mouvement Hamas semble avoir honoré la majorité de ses engagements initiaux, notamment la libération des vingt derniers otages vivants et la restitution des dépouilles identifiées, la situation militaire reste tendue. Israël poursuit des opérations ponctuelles dans l’enclave, justifiées par des réponses à des attaques palestiniennes, tandis que l’accès aux biens essentiels pour la population civile reste soumis à des restrictions sévères.

L’Horizon Politique comme Seule Garantie

Au-delà des aspects techniques et sécuritaires, la réunion de Doha a permis de réaffirmer la nécessité d’une solution politique globale. Bien que le Conseil de sécurité de l’ONU ait récemment adopté une résolution entérinant la deuxième phase du plan américain, plusieurs nations soulignent que le désarmement du Hamas ne pourra se concrétiser sans une perspective politique crédible. Les ministres espagnol et égyptien, soutenus par leurs homologues arabes, ont ainsi insisté sur le fait qu’une paix durable est indissociable de la création d’un État palestinien, seul cadre capable d’offrir une justice et une stabilité pérennes à la région.


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