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Fusion Show Ayta D’Bladi : Casablanca conquis par le mariage des rythmes ancestraux

Succès retentissant pour la deuxième soirée du Fusion Show Ayta D’Bladi au Complexe Mohammed V à Casablanca. Le public salue l'interprétation fusionnée de Aïta Sidi Hmed par Hamid Kasri et Zina Daoudia. L'événement culturel se poursuit ce samedi avec une soirée de clôture et une exposition immersive sur l'histoire du patrimoine Aïta.

LA VÉRITÉ


Vendredi soir 15 novembre 2025, la deuxième soirée de la première édition du Fusion Show Ayta D’Bladi a conquis le public casablancais au Complexe Mohammed V. Cet événement culturel a célébré avec succès les expressions marocaines. Il a fusionné les rythmes ancestraux de l’Aïta avec des sonorités contemporaines, attirant une forte affluence et suscitant une ambiance festive.

La soirée a débuté par une courte pièce théâtrale. L’actrice Mounia Lamkimel a interprété cette séquence, donnant le ton du spectacle. Le public, composé de familles, de jeunes mélomanes et d’amateurs de l’Aïta, a ensuite accueilli chaleureusement la première performance musicale.

Le duo formé par Abidine Zerhouni et Rajaa Belmir a ouvert le bal. Ils ont interprété Aïta El Sebti Mola Bab Lkhmiss, prestation saluée par des applaudissements nourris. Abidine Zerhouni a ensuite livré un passage en solo. Il a revisité plusieurs titres issus du patrimoine populaire marocain.

Cependant, la performance très attendue du duo Hamid Kasri et Zina Daoudia a marqué un sommet de la soirée. Ils ont présenté une version fusionnée de Aïta Sidi Hmed. Cette interprétation a mêlé l’identité vocale de l’Aïta aux textures musicales gnawa et populaires. La salle a vibré sous les acclamations du public. Les spectateurs reprenaient à l’unisson plusieurs refrains traditionnels.

Plus tard, la chanteuse Rajaa Belmir est revenue sur scène en solo. Elle a gratifié l’assistance d’une sélection de chansons marocaines. Son frère Omar Belmir l’a ensuite rejointe. Ensemble, ils ont interprété Lghbar et Wak Wak, générant une forte interaction avec les spectateurs. Le Maâlem Hamid Kasri a ensuite transporté la salle dans l’univers spirituel de la musique gnawa. Finalement, la diva marocaine Zina Daoudia a clôturé la soirée. Sa performance énergique a mêlé titres chaâbi et rythmes modernes.

Les artistes ont souligné l’importance de ce projet de fusion. Abidine Zerhouni a déclaré que la fusion entre artistes contemporains et maîtres de l’Aïta constitue « une initiative audacieuse et harmonieuse ». Cette démarche permet aux jeunes de redécouvrir cet art essentiel. De son côté, Zina Daoudia a affirmé que l’Aïta représente « l’école fondatrice du chant populaire marocain ». Elle a exprimé sa fierté de participer à l’exploration de nouvelles combinaisons artistiques, tout en préservant l’authenticité de cet héritage.

Rajaa Belmir a mis l’accent sur la nécessité de préserver et transmettre ce patrimoine aux nouvelles générations. Elle a qualifié l’Aïta « d’héritage culturel d’une grande beauté ». Le Maâlem Hamid Kasri, bien que maître du Gnawa, a confié qu’il s’agissait de sa première interprétation scénique d’un morceau de l’Aïta. Il a insisté sur la profondeur spirituelle, émotionnelle et la richesse harmonique de ce répertoire.

En outre, le Fusion Show Ayta D’Bladi se poursuit ce samedi avec une soirée de clôture. Quatre figures de la scène musicale nationale sont attendues : Abdelaziz Stati, Ibtissam Tiskat, Daoudi et Manal Benchlikha. Ils présenteront de nouvelles fusions intégrant Aïta, pop, chaâbi et influences contemporaines. En parallèle de ces concerts, une exposition immersive dédiée à l’histoire et aux écoles régionales de l’Aïta est accessible au public au Complexe Mohammed V. Elle explore les origines, les instruments et les figures majeures de ce patrimoine immatériel.


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