[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

FICAK: Le cinéma s’invite à la prison locale de Khouribga

LA VÉRITÉ


Des pensionnaires africains étaient au rendez-vous, vendredi à la prison locale de Khouribga, avec la projection du film “Le Maroc et les mouvements de libération en Afrique” de son réalisateur Hassan El Bouharrouti, dans le cadre de la 5ème édition du Festival culturel au profit des détenus africains, tenu en marge du 24e Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK).

Organisé, sous le thème “La culture cinématographique comme outil de lutte contre l’image stéréotypée sur les détenus africains”, par la Fondation du FICAK (FFICAK) en partenariat avec la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), cet événement vise à promouvoir l’humanisation des espaces de détention, et permettre aux pensionnaires d’assister à des manifestations artistiques et culturelles qui renforcent leur réinsertion.

Projetée en présence d’environ 100 détenus africains, issus de diverses institutions pénitentiaires du Royaume, outre de cinéastes marocains et africains, cette capsule documentaire a mis en avant le rôle clé joué par le Maroc dans les mouvements de libération en Afrique et le soutien inconditionnel à ses frères africains dans leur lutte pour la liberté.

Dans une déclaration à la MAP, le chef de division de l’action sociale à la DGAPR, Benaissa Bennacer, a indiqué que la Délégation organise chaque année le festival culturel au profit des détenus africains, qui a ciblé cette édition quelque 100 détenus, majoritairement subsahariens, soulignant que cette manifestation est une opportunité pour les détenus africains de communiquer avec des cinéastes du continent, et de discuter des dernières publications cinématographiques.

Il a expliqué que la Délégation entend, à travers cette initiative, humaniser les conditions de détention et individualiser les programmes de réinsertion dédiés aux détenus africains, notamment l’enseignement du dialecte et de la culture marocaine à même de faciliter leur réinsertion, sachant qu’après l’adoption de la stratégie nationale d’immigration et d’asile, en droite ligne avec les Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Royaume est devenu un pays d’accueil et d’installation pour de nombreux migrants subsahariens.

De son côté, Abdelaziz Tellat, de la FFICAK, a salué ce partenariat qui lie la Fondation avec la DGAPR, faisant savoir, dans une déclaration similaire, que ce partenariat s’assigne pour objectifs d’organiser des manifestations cinématographiques et artistiques dans le milieu carcéral, au profit des détenus hommes et femmes, notant que le festival vise à donner de l’élan au cinéma africain.

De leur côté, plusieurs détenus africains ont exprimé leur gratitude aux organisateurs de cette manifestation, synonyme de joie et distraction, en mettant en évidence le rôle du cinéma dans le changement de l’image stéréotypée sur les détenus, tout en renforçant les rôles des établissements pénitentiaires quant à la réhabilitation et la réinsertion du détenu, ainsi que la consolidation de son épanouissement.

Axée sur “un cinéma conscient de son temps”, cette 24ème édition du FICAK entend valoriser et pérenniser les traditions cinématographiques africaines, en vue d’assurer au 7ème art africain le rayonnement qui lui sied.

Le FICAK, dont la première édition remonte à 1977, est considéré comme étant l’un des festivals de cinéma les plus anciens au Maroc et le troisième festival du film africain à l’échelle du continent.


À lire aussi
commentaires
Loading...
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]