Dialogue social : Un investissement de 50 MMDh pour consolider la paix sociale
Younes Sekkouri détaille les avancées du dialogue social : revalorisations salariales, réduction du temps de travail et un budget de 50 milliards de dirhams d'ici 2027
LA VÉRITÉ
Le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a profité de la célébration du 1er mai pour réaffirmer que le dialogue social est désormais un « axe structurant des politiques publiques ». Ce choix stratégique s’est concrétisé par une série d’accords majeurs visant à améliorer le pouvoir d’achat et les conditions de travail des salariés marocains. L’une des annonces phares concerne la révision du Code du travail, qui apporte une avancée sociale significative pour les agents de sécurité privée. Leur durée de travail quotidienne passera de 12 à 8 heures dès 2027, une mesure impactant directement entre 130 000 et 160 000 employés. Le gouvernement a également souligné l’aboutissement de dossiers législatifs historiques, tels que la loi encadrant le droit de grève et les nouveaux textes sur la santé et la sécurité au travail, alignant ainsi le Royaume sur les standards internationaux.
Un effort budgétaire et salarial sans précédent
Le bilan financier du dialogue social témoigne d’un engagement massif de l’État, avec un budget global dont le coût cumulé atteindra environ 50 milliards de dirhams d’ici 2027. Plus de 4,25 millions de salariés profitent actuellement de ces mesures. Les revalorisations ont touché des secteurs clés tels que la fonction publique, l’éducation, la santé et l’enseignement supérieur. Dans le secteur privé, le salaire minimum (SMIG/SMAG) a connu des hausses progressives, accompagnées d’améliorations des allocations familiales et d’une révision de la fiscalité des revenus.
Contrôle et médiation : Les chiffres du terrain
Sur le plan de la régulation, l’action gouvernementale s’est intensifiée entre 2021 et 2025, marquée notamment par la réalisation de près de 178 000 visites d’inspection qui ont généré plus de 1,7 million d’observations. Par ailleurs, l’intervention des services d’inspection a joué un rôle préventif majeur en permettant d’éviter plus de 4 600 grèves. Enfin, en matière de résolution de litiges, plus de la moitié des 268 000 conflits individuels traités ont trouvé une issue favorable.
Le gouvernement a rappelé sa vision globale pour l’emploi à travers des programmes d’insertion comme « Awrach » et le renforcement des dispositifs de l’ANAPEC, visant une intégration durable des jeunes et des femmes sur le marché du travail.
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