À Salé, les femmes prennent la caméra et la parole
Du 28 septembre au 3 octobre, le Festival international du film de femmes réunit fictions, documentaires et rencontres. Sa 19e édition met en lumière les cinéastes, les actrices et les récits qui interrogent la place des femmes dans la société

La Vérité
Salé ouvre ce lundi 28 septembre la 19e édition de son Festival international du film de femmes. Organisé par l’Association Bouregreg, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le rendez-vous se poursuivra jusqu’au 3 octobre. Pendant six jours, la ville accueillera des œuvres venues de plusieurs continents et des échanges consacrés à la création cinématographique au féminin.
Le festival défend une idée simple : les femmes doivent pouvoir raconter leurs histoires, mais aussi participer pleinement à la manière dont le cinéma les représente. À Salé, cette ambition prend forme à travers les films en compétition, les rencontres professionnelles et les séances destinées au jeune public.
Des réalisatrices marocaines dans les compétitions
La compétition des longs métrages accueille notamment Calle Málaga, de Maryam Touzani. Situé à Tanger, le film suit une femme âgée qui refuse de renoncer à son logement lorsque sa fille décide de le vendre. Derrière ce conflit familial, la réalisatrice explore l’attachement à un lieu et la volonté de décider de sa propre vie.
Le documentaire dispose également de sa compétition, où figure La Cour des grands, de la réalisatrice marocaine Hind Bensari. La cinéaste luxembourgeoise Bady Minck préside le jury des longs métrages, auquel participe la Marocaine Zakia Tahiri. Catherine Bizern dirige celui du documentaire.
Cette édition rend hommage aux comédiennes marocaines Amal Ayouch, Ibtissam Laaroussi et Meryem Zaïmi. Elle célèbre également le réalisateur Mohammed Abderrahman Tazi, la cinéaste québécoise Anaïs Barbeau-Lavalette et, à titre posthume, Aïcha Benkhedra. À travers ces parcours, le festival rappelle que le cinéma se construit aussi grâce à celles qui incarnent les personnages, transmettent leur expérience et ouvrent la voie à de nouvelles générations.
La manifestation prévoit par ailleurs des rencontres entre professionnelles, des échanges avec le public et une programmation pour les jeunes spectateurs. Elle entend ainsi prolonger les discussions au-delà des salles de projection.
À Salé, le cinéma au féminin ne se résume pas à une catégorie de films. Il devient un espace où les femmes choisissent leurs sujets, affirment leurs regards et participent à la création des images qui les représentent. Les jurys départageront les œuvres en compétition à l’issue du festival, le 3 octobre.

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