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Fès-Meknès… : Une année culturelle éclectique


Les préfectures et provinces de Fès-Meknès ont vécu, en 2019, au rythme d’une profusion d’événements culturels, consolidant la dynamique artistique et culturelle de cette région, réputée pour son ouverture, sa diversité culturelle et sa richesse patrimoniale.

De Fès, capitale spirituelle et culturelle de la région, à Meknès, connue pour son patrimoine artistique et civilisationnel, en passant par Sefrou, Taounate, Taza, Ifrane, Boulemane, Moulay Yaacoub et El Hajeb, la région a vibré tout au long de l’année aux sonorités, chants et danses d’artistes venus du Maroc et d’ailleurs, au grand bonheur d’une population habituée aux grandes manifestations artistiques et culturelles.

L’évènement-phare était à cet effet le festival de Fès des musiques sacrées du monde qui a regroupé, une semaine durant, un parterre d’artistes de divers horizons. Il a soufflé cette année sa 25-ème bougie, avec notamment une soirée de clôture mémorable animée par le célébrissime groupe britannique de ‘’Kingdom Choir’’ avec ses grandes chorales de Gospel et le duo espagnol du flamenco José Mercé et Tomatito.

Placé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, le 25-è festival des musiques sacrées (14-22 juin) a été organisé sous le thème ‘’Fès, à la confluence des cultures’’. Le forum annuel du festival a consacré son débat à ‘’la culture partagée’’ et au brassage des cultures au Maroc et ailleurs.

Il a constitué, à l’instar des éditions précédentes, un moment fort d’échanges et d’interrogations dans un monde en pleine mutation, articulant le débat autour de trois axes ayant trait à ‘’la connaissance avant le jugement, l’idée avant l’opinion’’, ‘’les nécessaires fondamentaux d’un dialogue entre les cultures’’ et ‘’les modes de vie dans les cités traditionnelles (médinas et autres) et les valeurs spirituelles de respect sous-jacentes’’.

A Taounate, à moins d’une centaine de km de Fès, une sublime symphonie folklorique a ouvert, en juin dernier, le bal de la 8-ème édition du Festival national des arts d’El Aïta Jabalia. Le spectacle d’ouverture a été une fusion entre Taktouka jabalia et rythmes gnaoui et hamdouchi, qui a rassemblé des troupes de Taounate, Fès et Meknès.

Sefrou a été aussi de la partie. La ville a vécu du 13 au 16 juin au rythme de la 99-ème édition de son festival des cerises, un événement classé patrimoine immatériel de l’humanité. Cette édition s’est ouverte par la traditionnelle cérémonie de retraite aux flambeaux, précédée par l’inauguration d’une foire dédiée aux coopératives locales, en vue de contribuer à la promotion de l’économie sociale et solidaire.

Initiée par la fondation ‘’Karaze’’ en partenariat avec la commune urbaine de Sefrou, cette manifestation annuelle, devenue un rendez-vous incontournable pour les visiteurs de la région, vise à renforcer l’animation culturelle de la ville et à préserver le patrimoine immatériel local.

Considéré comme le doyen des festivals du Maroc, ce rendez-vous culturel a connu l’organisation d’une panoplie d’activités, de soirées artistiques et de compétitions sportives, outre des conférences et des tables rondes animées par de nombreux chercheurs et universitaires. C’est la jeune étudiante marocaine Meryem Bettacha qui a été couronnée Miss cerisette de l’année 2019.

La scène culturelle et artistique de la région a vu également naître une nouvelle manifestation. Il s’agit du Festival international du film arabe (Fifam/Meknès 14-21 juin), un évènement fondé sur le concept d’ouverture sur les productions cinématographiques arabes de qualité, dans toutes les formes de créativité cinématographique, tant au niveau du scénario, que des personnages, de l’image et de la réalisation, loin de tout esprit commercial.

Ce festival a accueilli 15 pays arabes cette année, avec à l’honneur le septième-art égyptien. Ce mythique cinéma qui a longtemps dominé les écrans du monde arabe tant par la qualité que par la quantité de sa production. Au programme de cette première édition figuraient des projections, des hommages, des ateliers, des master-class et des conférences-débats.

Ce riche programme a été enrichi par l’organisation également du festival national de la chanson marocaine de Taza sous le thème ‘’la chanson marocaine, expression et identité’’.

Après la période d’été, Fès a renoué, dès la fin du mois de septembre, avec son activité culturelle et artistique habituelle, à la faveur des initiatives des différents départements et acteurs associatifs locaux, qui contribuent à l’enrichissement de la programmation annuelle avec des rendez-vous culturels touchant aux différentes formes de l’art.

C’est dans ce cadre qu’est intervenue l’organisation, du 26 septembre au 3 octobre, du Moussem annuel de Moulay Idriss Al Azhar, fondateur de la ville de Fès, marqué comme d’habitude par la présentation du Catafalque ou ‘’Kessoua’’, draperie ornée de versets coraniques brodés au fil d’or et destinée à la couverture de la tombe du fondateur de la cité millénaire.

Cette manifestation connait également l’organisation du cérémonial des troupes de chants religieux et de déclamation des panégyriques à la gloire du prophète Sidna Mohammed.

Le mois d’octobre a été aussi marqué par le retour du festival international Agora de cinéma et philosophie, initié par l’Association des amis de la philosophie, en coopération avec le Centre cinématographique marocain (CCM), l’Institut français et l’Institut Cervantès de Fès. Il a été suivi par le 12ème festival international de la danse expressive et de la 23-ème édition du festival national pour l’art du Samaa et du Madih.

Le mois d’octobre a connu, par ailleurs, l’organisation de la sixième édition du forum sur la pensée arabe, un rendez-vous qui a été rehaussé par la remise du prix de feu Abdesalam Bouhjar et le 12-ème festival de Fès de la culture soufie (19-26 octobre) autour de la thématique ‘’la culture soufie, un humanisme spirituel pour notre temps’’.

Cette dynamique culturelle a été renforcée par une contribution importante des instituts culturels français et espagnol de Fès et Meknès, qui ont programmé, de leur côté, une panoplie d’activités et de rencontres littéraires étalées sur l’ensemble de l’année.


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