Régulation des prix de la viande rouge : Des tensions sur le marché durant le mois de Ramadan
Face au franchissement du seuil des 130 dirhams le kilogramme pour la viande ovine, l’Observatoire pour la protection du consommateur sollicite un renforcement des mécanismes de contrôle et de transparence
LA VÉRITÉ
Le marché des viandes rouges au Maroc traverse une phase de tensions tarifaires notables en ce mois de Ramadan 2026, période traditionnellement marquée par une forte demande saisonnière. Selon un communiqué de l’Observatoire marocain pour la protection du consommateur, les prix de la viande ovine ont franchi la barre symbolique des 130 dirhams le kilogramme sur plusieurs marchés de Casablanca, tandis que la viande bovine et ses dérivés enregistrent également des hausses significatives. Cette situation intervient alors que les attentes des ménages portaient sur une baisse des tarifs, soutenue par les récentes politiques d’importation de bétail et de viande. L’organisme souligne un décalage entre les promesses de stabilisation et la réalité des étals, pointant du doigt la persistance de la spéculation et l’influence des intermédiaires non réglementés dans la chaîne de distribution.
L’impact de cette inflation se manifeste directement sur le pouvoir d’achat de la classe moyenne, pour qui la viande de mouton tend à devenir un produit de consommation exceptionnel. L’Observatoire note une diminution relative de la demande, de nombreux citoyens réduisant leurs volumes d’achat ou se tournant vers des alternatives protéinées plus abordables, comme le poisson. Cette érosion de la consommation reflète une pression croissante sur les budgets domestiques, incitant les défenseurs des consommateurs à demander une intervention publique plus rigoureuse.
L’accent met en avant la nécessité de renforcer le contrôle des prix et de combattre frontalement les circuits opaques qui nuisent à la transparence du marché. Au‑delà des mesures de surveillance, les autorités encouragent des initiatives de solidarité, telles que les opérations de vente de poisson à prix régulé, présentées comme une solution de court terme pour rééquilibrer l’offre alimentaire durant cette période sacrée. En conclusion, l’objectif des instances de protection n’est pas de s’opposer aux commerçants, mais de restaurer un espace d’équilibre et de transparence au bénéfice de l’intérêt national et de la stabilité économique des ménages.
Suivez les dernières actualités de Laverite sur Google news