Évadez-vous à Taroudant : Médina vivante, palais éclectique et randonnées dans l’Aanti-Atlas
Le magazine de voyage Géo démystifie Taroudant, destination « authentique » cultivant un art de vivre ancestral
LA VÉRITÉ
Le magazine web de voyage et de connaissance du monde « Géo » a souligné, mardi, les atouts touristiques de la ville de Taroudant, moins connue que sa « grande sœur » Marrakech, comme destination « authentique » qui cultive « un art de vivre ancestral ».
« Ruelles dorées, souks et oasis secrets : à l’ombre des remparts, Taroudant cultive un art de vivre ancestral, loin du tumulte de Marrakech. À l’heure où le Maroc connaît un essor touristique sans précédent, la cité berbère dévoile un visage plus intime du pays », écrit le média électronique.
Nichée entre les contreforts de l’Anti-Atlas et les plaines fertiles du Souss, cette ville du sud-ouest marocain, située à 90 minutes d’Agadir, a été fondée au XIᵉ siècle et a joué un rôle commercial et politique majeur sous les Saadiens au XVIᵉ siècle, rappelle Géo, précisant que ses remparts de 7,5 kilomètres, en pisé doré, sont classés au patrimoine national marocain.
Ces derniers, décrit le site spécialisé, enveloppent « une médina restée vivante, animée par deux souks quotidiens : le souk berbère, pour les denrées et la vie courante, et le souk arabe, haut lieu de l’artisanat local ».
« C’est dans cet entrelacs de ruelles que s’épanouit la vie quotidienne : hammams traditionnels, échoppes familiales servant du thé à la menthe ou encore riads discrets aux patios fleuris », note l’auteur de la chronique qui cite parmi les sites à découvrir le Palais Musée Claudio Bravo, demeure de l’artiste-peintre hyperréaliste chilien, qui surprend par son éclectisme.
Entre influences andalouses et néoclassiques, cette bâtisse de 75 hectares, précise-t-il, recèle fossiles, antiquités africaines et œuvres d’art.
La chronique cite également l’oasis de Tioute qui révèle « les vestiges d’une kasbah séculaire, surplombant une palmeraie irriguée par un ingénieux réseau de khettaras — des galeries souterraines qui, depuis des siècles, amènent l’eau à la surface sans pompe ».
Et d’ajouter que Taroudant est aussi la porte d’entrée vers l’Anti-Atlas, une chaîne montagneuse souvent ignorée des guides de voyage. Près de Tafraoute, relève-t-on, les reliefs granitiques prennent des formes étonnantes, comme celle du « Chapeau de Napoléon », dominant des villages de pisé rose où les traditions berbères demeurent vivaces, ce qui fait du site « une destination idéale pour les randonneurs et grimpeurs ».
Ce sont autant d’atouts qui, selon Géo, ont « de quoi attirer de nombreux curieux en quête d’authenticité, à l’heure où le tourisme au Maroc connaît un âge d’or ».
« Avec 17,4 millions de visiteurs en 2024, le pays a détrôné l’Égypte en tête des destinations africaines », ajoute le magazine de voyage relayant un rapport du ministère du tourisme marocain.
Et d’ajouter que les prévisions annoncent encore « une forte progression en 2025, dopée par de nouveaux vols directs, l’ouverture d’hôtels de luxe et l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations ».
Pour Géo, d’autres joyaux méconnus sont présents au Maroc qui, à l’image de Taroudant, « regorge de trésors loin des sentiers battus ».
« À Sidi Ifni, ancienne enclave espagnole en surplomb de l’Atlantique, l’architecture Art déco côtoie les falaises battues par les vagues. Dans le Rif, Chefchaouen attire pour ses murs bleus, mais ses montagnes environnantes, parcourues de sentiers escarpés, demeurent presque désertes. À l’est, la vallée de l’Ounila serpente entre kasbahs oubliées et villages de terre, jusqu’à la spectaculaire citadelle d’Aït Ben Haddou, moins fréquentée hors saison. Plus au sud enfin, Guelmim, surnommée « la porte du désert », dévoile chaque semaine l’un des plus vieux marchés de chameaux du pays », conclut le magazine.
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