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“Esther et Salma”, un nouveau festival de cinéma, du 29 mai au 1er juin à Essaouira

LA VÉRITÉ


“Exil et Altérité dans l’histoire du cinéma”, un thème rarement exploré, mais omniprésent dans l’ADN des plus grands chefs-d’œuvre du 7ème art, sera au cœur du dernier né des festivals souiris, celui de “Esther et Salma”, dont la première édition est programmée du 29 mai au 1er juin prochain sur la scène de la Médiathèque d’Essaouira.

Fort du soutien de l’Association Essaouira-Mogador, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, la mairie d’Essaouira et la région de Marrakech-Safi, ce festival proposera aux cinéphiles une sélection emblématique des films et documentaires incarnant et explorant les dynamiques complexes de l’identité, des richesses de la diversité et de la résilience face à l’adversité.

“Le cinéma représente un puissant levier culturel, favorisant une avancée collective, une meilleure compréhension de soi-même et une prise de conscience commune, ancrée dans la valorisation de nos diversités”, a indiqué Catherine Becker, directrice artistique du festival, dans une interview accordée à la MAP.

Selon Mme Becker, cette nouvelle manifestation cinématographique, s’inscrivant dans la lignée des festivals et événements culturels de renom de la Cité des Alizés, aspire à établir un espace où le public peut partager une expérience collective stimulante, favorable à l’exploration de différentes réalités et perspectives à travers le prisme du 7ème art.

“La Cité des Alizés aime toutes les musiques et toutes celles qui y ont élu domicile, mais elle est également riche et forte des liens historiques qu’elle a forgés avec le monde du cinéma grâce au tournage de productions mondiales sur ses terres”, a-t-elle affirmé, soulignant ainsi le rôle crucial du cinéma dans l’instauration de conversations significatives et enrichissantes.

C’est dans cette perspective que Mme Becker a précisé que l’un des moments phares de ce festival consistera à accueillir des étudiants souiris pour des rencontres directes avec des cinéastes, réalisateurs, actrices et acteurs de différentes nationalités pour leur faire découvrir les métiers du cinéma, de l’art et de la communication.

Abordant des thématiques aussi intrigantes que le départ et le retour, les intrications politiques et religieuses, ainsi que les nuances subtiles des sentiments entre désespoir et espoir, les œuvres cinématographiques sélectionnées offrent une invitation à plonger, quatre jours durant, dans les méandres de l’âme humaine.

Au menu des projections figurent les films de fiction, “Les Cheyennes” (John Ford, 1964), “Tangos, l’Exil de Gardel” (Fernando Ezequiel Solanas, 1985), “La Graine et le Mulet” (Abdellatif Kechiche, 2007), “Razzia” (Nabil Ayouch, 2017), “Exils” (Tony Gatlif, 2004), “Les étendues imaginaires” (Yeo Siew-Hua, 2018), “Prendre Femme” (Shlomi Elkabetz, 2004), “Exile” (Rithy Panh, 2016), “Le Procès de Viviane Amsalem” (Shlomi Elkabetz, 2017) et “America America” (Elia Kazan, 1963).

S’agissant des films documentaires, les cinéphiles auront l’occasion de découvrir “Les échappées” (Katia Jarjoura, 2022), “Dans tes yeux, je vois mon pays” (Kamal Hashkar, 1963), “Cahiers Noirs 1” (Shlomi Elkabetz, 2021), “Cahiers Noirs 2” (Shlomi Elkabetz, 2021) et “Quand deux fleuves se rencontrent” (Gael Faye, 2004).

Outre les projections de films, le festival proposera également des tables rondes animées, des lectures passionnantes, des expositions artistiques envoûtantes, ainsi qu’une multitude d’autres activités connexes destinées à enrichir cette expérience cinématographique


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