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Équité Territoriale : La rénovation urbaine, condition indispensable pour libérer le potentiel de nos villes

Le Maroc mise sur la rénovation urbaine, levier stratégique pour l'équité territoriale, lors de la première Conférence internationale (CIRU-2025). Le gouvernement engage une politique ambitieuse pour transformer l'organisation et réduire les disparités territoriales. L'ANRUR, LafargeHolcim et les architectes exigent des solutions bioclimatiques pour des villes plus résilientes et durables.

LA VÉRITÉ


Les acteurs clés de l’urbanisme marocain se sont réunis à Salé mardi, 16 décembre 2025, pour la première édition de la Conférence internationale sur la rénovation urbaine (CIRU-2025). Cette rencontre majeure, initiée par LafargeHolcim Maroc en collaboration avec le ministère de tutelle et l’ANRUR, positionne la rénovation comme un levier stratégique indispensable pour concrétiser l’équité et la résilience des territoires.

Le Secrétaire d’État chargé de l’Habitat, Adib Benbrahim, a confirmé l’engagement déterminé du Maroc vers un modèle de développement territorial plus juste. Ce modèle s’inscrit dans le cadre des orientations royales. Il a mis en exergue le rôle fondamental du chantier de la régionalisation avancée et du nouveau modèle de développement. Ces initiatives constituent une feuille de route claire visant à réduire les disparités. Elles soutiennent également la cohésion nationale. L’objectif est de promouvoir l’attractivité et le développement soutenu des territoires marocains. M. Benbrahim affirme que l’équité territoriale n’est pas un objectif abstrait. Elle représente une condition indispensable pour libérer le potentiel de nos villes. Elle est essentielle pour consolider le lien social. Par conséquent, elle permet de bâtir des territoires résilients, durables et dynamiques. Face à ces enjeux colossaux, le département de tutelle mène une politique ambitieuse et volontariste. Cette politique est guidée par la vision royale pour transformer l’organisation, la conception et l’habitation des villes et territoires marocains.

 

Stratégie de l’équité

Azhar Ktitou, Directrice générale de l’ANRUR, a précisé la portée et la mission de ce conclave. L’objectif principal reste de se pencher sur les meilleures pratiques mondiales en matière de rénovation urbaine. L’ambition finale est d’édifier des villes plus justes, plus inclusives et surtout plus résilientes, capables de répondre aux aspirations légitimes des citoyens. Préserver le tissu urbain et architectural existant est la mission de l’ANRUR. Elle doit aussi améliorer durablement les conditions d’habitat. Enfin, l’Agence œuvre à réduire les vulnérabilités territoriales. Elle accompagne l’émergence d’un modèle urbain équitable, harmonieux et durable. Madame Ktitou a rappelé que la rénovation urbaine est bien plus qu’un chantier purement technique. Elle incarne un projet humain, social et économique. Son but profond est de restaurer la dignité, l’attractivité et les perspectives pour les quartiers historiquement fragilisés.

 

Résilience et circularité

Le contexte actuel exige une approche novatrice. L’urgence climatique structure désormais la réflexion sur la rénovation. Khalid Samaka, CEO de LafargeHolcim Maroc, a souligné l’importance capitale de cette rénovation face aux changements climatiques. L’incertitude économique et la rareté croissante des ressources naturelles renforcent cette exigence. Il est désormais impératif d’opter pour un modèle de construction durable. M. Samaka insiste fortement sur l’approche circulaire dans le traitement des matériaux de construction. Le recyclage est jugé indispensable pour préserver efficacement les ressources naturelles.

Parallèlement, Chakib Benabdellah, président de l’Ordre national des architectes, a abordé les vulnérabilités extrêmes. Face aux inondations et aux canicules, la rénovation est appelée à tenir compte de la résilience structurelle. Intégrer les solutions bioclimatiques est crucial pour concevoir des bâtiments et des quartiers aptes à s’adapter aux changements climatiques extrêmes. Il a par ailleurs mis l’accent sur l’importance majeure de l’approche participative. La conception des projets doit impérativement s’opérer à travers l’implication directe des populations locales. Cela garantit la prise en compte de leurs besoins spécifiques.

La CIRU-2025 a servi de plateforme essentielle pour fédérer les expertises. Elle a permis aux participants d’échanger collectivement sur les moyens de renforcer la dynamique partenariale. L’événement offrait l’occasion de mettre en lumière l’engagement constant de l’ANRUR et de ses partenaires publics et privés. Les débats étaient structurés autour de quatre panels. Ces sessions ont couvert des thèmes allant des stratégies de gouvernance à l’innovation territoriale, visant des perspectives d’avenir pour des territoires inclusifs.


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