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Élections législatives 2026 : Le PAM prend la tête d’un paysage politique reconfiguré

Législatives 2026 : Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) décroche la première place du scrutin avec 97 sièges attribués. Participation nationale établie à 38,08 % : Les provinces du Sud affichent une mobilisation record, atteignant notamment 77 % dans la région de Laâyoune Sakia El Hamra. Processus électoral validé et transparence garantie : Les opérations de vote se déroulent normalement sous le contrôle de 3 006 observateurs nationaux et internationaux.


Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) a remporté les élections législatives du 23 septembre 2026 en obtenant 97 sièges au sein de la Chambre des représentants. Selon les données officielles présentées à Rabat par le ministre de l’Intérieur, le scrutin a enregistré un taux de participation national de 38,08 %, marqué par une très forte affluence dans les provinces du Sud.

 

Une victoire majeure au terme d’un scrutin national stratégique

Le paysage parlementaire marocain connaît une nouvelle configuration à l’issue du scrutin législatif tenu le mercredi 23 septembre 2026. Lors d’une déclaration officielle prononcée le 24 septembre 2026 à Rabat, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a rendu publics les résultats provisoires du dépouillement et du décompte des voix dans l’ensemble des circonscriptions locales et régionales. Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) s’impose comme la première force politique du pays en décrochant 97 sièges.

Derrière la formation victorieuse, le Rassemblement National des Indépendants (RNI) occupe la deuxième position avec 66 sièges. Il est suivi de près par le Parti de l’Istiqlal (PI), qui comptabilise 65 sièges, tandis que le Parti de la Justice et du Développement (PJD) effectue un retour significatif en obtenant 54 sièges. Les forces politiques restantes se répartissent entre le Mouvement Populaire (MP) avec 29 sièges, l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) avec 26 sièges, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) avec 19 sièges, et l’Union Constitutionnelle (UC) avec 17 sièges. D’autres formations complètent la représentation parlementaire, notamment le Mouvement Démocratique et Social (MDS) et l’Alliance de la Gauche (AG), qui obtiennent 8 sièges chacun. Enfin, le Front des Forces Démocratiques (FFD) et le Parti de l’Équité (PE) décrochent chacun 2 sièges, accompagnés du Parti des Néo-Démocrates (PND) et du Parti de l’Unité et de la Démocratie (PUD) qui obtiennent chacun un siège unique.

 

Une participation globale de 38,08 % et un ancrage massif dans le Sud

Sur le plan de la participation, le ministère de l’Intérieur indique que près de 6 millions d’électrices et d’électeurs se sont rendus aux urnes sur un corps électoral national arrêté à 15,8 millions d’inscrits. Le taux de participation global s’établit à 38,08 %. Ce chiffre marque une baisse par rapport aux échéances électorales précédentes, où la participation s’élevait à 50,86 % en 2021 et à 42,27 % en 2016.

Cependant, la participation a atteint des sommets dans les régions sahariennes du pays. D’après la déclaration ministérielle, les provinces du Sud ont enregistré une affluence très élevée. Le taux de participation a grimpé à 77 % dans la région de Laâyoune Sakia El Hamra. Il a atteint 61 % dans la région de Dakhla Oued-Eddahab et 53,48 % dans celle de Guelmim-Oued Noun. Selon les autorités, cette mobilisation dans les provinces du Sud reflète l’implication continue des citoyens de ces territoires dans les institutions représentatives nationales.

 

Compétition politique, représentativité féminine et déploiement de terrain

Pour ce rendez-vous électoral, 28 formations politiques, dont une alliance regroupant deux partis, ont présenté un total de 1 847 listes de candidats au niveau local et régional. L’ensemble des candidatures s’est élevé à 7 277 prétendants, soit une moyenne supérieure à 18 candidatures pour chaque siège à pourvoir.

L’un des faits marquants de ce scrutin réside dans la progression de la présence féminine. Les candidatures féminines ont atteint le chiffre de 2 659, représentant près de 37 % du total des candidats engagés. Dans le détail, 1 783 femmes étaient candidates au niveau des circonscriptions régionales et 876 au niveau des circonscriptions locales, parmi lesquelles 120 têtes de listes locales. Les autorités attribuent cette dynamique aux réformes juridiques adoptées avant le scrutin et à la mise en place d’une plateforme numérique dédiée à la simplification des candidatures.

Par ailleurs, la campagne électorale a été marquée par une activité intense sur le terrain. Les formations politiques ont mené environ 21 000 initiatives de communication ayant mobilisé près de 1,5 million de participants, soit une moyenne de 115 000 personnes par jour. Les tournées de terrain ont constitué le mode de communication privilégie avec 730 000 participants, devant les meetings électoraux qui ont rassemblé environ 407 000 personnes.

 

Encadrement institutionnel, intégrité et observation internationale

Afin de garantir le bon déroulement du vote, les autorités publiques avaient déployé 40 694 bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national, encadrés par 3 931 bureaux centraux. En exécution des Instructions Royales adressées au ministre de l’Intérieur et au président du Ministère public, une commission centrale ainsi que des commissions régionales et provinciales ont assuré le suivi rigoureux de l’opération électorale. Ces instances avaient pour mission de traiter immédiatement toute infraction présumée.

La transparence du processus a fait l’objet d’un suivi par 3 006 observatrices et observateurs. Ce dispositif regroupait 2 023 représentants d’associations de la société civile, 783 observateurs du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et 200 observateurs étrangers issus d’organisations internationales et non gouvernementales d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et du Moyen-Orient. Selon le ministère de l’Intérieur, les opérations de vote se sont déroulées dans des conditions normales sur l’ensemble du territoire, en dehors de cas isolés n’ayant pas altéré l’intégrité globale du résultat.


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