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    Par:  

    Rachid Sami

  • 07 septembre 2021  à 16:55
  • Temps de lecture: 10 minutes
  • POLITIQUEÉlections du 8 septembre: L’empreinte sociale, un dénominateur commun entre les programmes électoraux

    Élections du 8 septembre: L’empreinte sociale, un dénominateur commun entre les programmes électoraux

    Les élections de ce mercredi seront encore une fois pour les partis politiques engagés dans la compétition, 31 au total, une occasion de faire étalage de leurs programmes et tout leur savoir-faire en matière de marketing électoral. Sur ce registre, le microcosme partisan marocain a réalisé un véritable effort de renouvellement avec à la clé des contenus chiffrés et des supports ”New age” dans des programmes qui se distinguent par une empreinte fortement sociale.

    Tous les partis ont dévoilé médiatiquement leurs programmes électoraux bien avant le démarrage de la campagne électorale, lesquels sont censés déclencher l’intérêt des électeurs et surtout inciter les indécis et les déçus à voter le ”Jour J”. Des programmes qui accordent une place importante au volet social, se proposant d’améliorer durablement la qualité de vie des Marocains.

    Si d’emblée, on est frappé par la similitude des programmes électoraux, il n’en reste pas moins que certains partis cherchent à se démarquer de leurs adversaires et apporter ainsi un nouveau souffle à la campagne électorale. L’objectif étant de susciter l’enthousiasme des populations, surtout celles et ceux qui reprochent toujours aux partis politiques de ne se préoccuper des citoyens que le temps d’un scrutin et de faire des promesses, souvent vouées aux oubliettes.

    Pour séduire l’électorat, surtout les jeunes, la grande inconnue de l’équation électorale. En effet, leur participation ou pas est déterminante dans toute élection, locale ou nationale. D’abord, au vu de leur nombre important et aussi en raison du fait que leur mobilisation n’est pas toujours assurée. Difficile, en effet, pour les partis politiques de séduire cet électorat jeune. Et pour cause, nombreux sont ceux parmi cette tranche d’âge qui considèrent le militantisme comme une notion du passé, voire un archaïsme.

    Pour séduire les électeurs et aussi avoir une visibilité médiatique, certains partis tentent via leurs programmes d’afficher une certaine singularité, à même de leur servir d’argument marketing de poids pour amener les électeurs à choisir le bulletin de vote correspondant à leur ”logo”. Certaines formations politiques se targuent aussi de porter un programme dit ”participatif”, fruit des suggestions et attentes des citoyens lors des meetings et débats organisés un peu partout dans le pays.

    Cela dit, même si les programmes des partis en lice frappent en général par leur similitude et la ressemblance des propositions pour ne pas dire les promesses, sauf quelques fois pour les chiffres, il n’en reste pas moins que le programme électoral reste incontournable à la fois pour les candidats et aussi pour les analystes politiques spécialistes des élections.

    Parmi les programmes médiatisés des partis en compétition pour les élections tous azimuts prévues le 8 septembre, on cite ceux de quatre partis. Quatre programmes, des milliers de propositions et de promesses, des ambitions différentes, dans un contexte différent et inédit dominé par la flambée de l’épidémie de Covid-19. Pour les uns, il s’agit de conforter leurs positions, pour les autres, en revanche, c’est un véritable challenge car ils sont dans l’obligation vitale de susciter l’intérêt des électorats pour rattraper le retard accusé lors des dernières échéances sur le registre des sièges gagnés.

    Ces quatre partis sont le PAM (Authenticité et Développement), le parti de l’Istiqlal, le PJD (Justice et développement) et le RNI (Rassemblement National des Indépendants).

    Pour ces quatre formations aux parcours diamétralement opposés et qui ne se positionnent pas à pied d’égalité sur le plan de leur assise électorale et influence dans la société, les élections 2021 ne sont pas et ne seront certainement pas comme les précédentes échéances. Car, la crise du Covid-19 est passée par là.

    En effet, la pandémie dont le spectre plane toujours sur le pays et le monde, a eu des répercussions sans précédent sur la société et l’économie nationale. Et du coup, cette nouvelle donne est prioritairement prise en compte par les partis politiques en compétition, axant ainsi leurs programmes sur les parades de sortie de crise à même de réduire l’impact de l’épidémie et ses lourdes conséquences socio-économiques.

    Concernant le PAM, son programme insiste, dans le volet social, sur neuf engagements qui portent, entre autres, sur l’accès des citoyens aux soins de santé et l’amélioration des prestations, l’accès de tous à un habitat décent préservant la dignité des citoyens, la préservation de la dignité des personnes âgées, l’augmentation du pouvoir d’achat des citoyens ou encore la diminution des prix du carburant.

    Sur tout particulièrement le registre de la santé, élément fondamental dans le domaine social, le parti du Tracteur préconise, entre autres, d’externaliser quelques services au secteur privé afin d’adapter l’offre à la demande et optimiser les investissements publics dans le domaine de la santé, de créer des procédures spéciales pour les ayants droit pour qu’ils n’aient pas à payer en avance les soins de santé couverts par l’AMO (Assurance Maladie Obligatoire) ou encore de faire bénéficier les détenteurs de la carte RAMED et de l’AMO de l’accès aux services du secteur privé, la différence du prix étant payé par le budget de l’Etat.

    Quant au parti de l’Istiqlal, le plus ancien parti marocain en activité puis 1943, il s’engage à rendre justice aux classes moyennes et populaires, à accélérer la croissance et à réduire le chômage. Élaboré sur la base d’une approche participative, à travers une série de rencontres de concertation et d’écoute des doléances, ce programme électoral intitulé ”l’équité maintenant” comporte 157 mesures, 8 chartes et 4 chantiers visant à donner corps à l’équité et à une citoyenneté pleine et entière à l’ensemble des Marocains, comme l’avait annoncé le Secrétaire général du parti de la balance, Nizar Baraka lors d’un point de presse consacré à sa présentation.

    Un programme qui promet une réduction du taux de chômage national à moins de 9 % et celui des jeunes à moins de 20 %, tout en augmentant les taux d’activité des femmes à 30 % au lieu de 20 %, valeur d’aujourd’hui.

    Le Parti s’engage ainsi à offrir des opportunités d’emploi et de formation aux jeunes et un accompagnement pour créer des projets générateurs de revenus, à mettre en œuvre une protection sociale globale avec une gratuité des soins pour les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées et en situation de handicap, outre une couverture globale pour toutes les maladies chroniques.

    Il s’agira également de “sortir un million de familles de la pauvreté et de la précarité à travers un accompagnement annuel de 200.000 familles”,et ce, après la finalisation du Registre Social Unifié (RSU).

    Le parti s’engage, en outre, à protéger et à élargir la classe moyenne en améliorant son pouvoir d’achat de 20 %, à favoriser les conditions économiques et sociales pour l’émergence d’une nouvelle génération de la classe moyenne en milieu rural et aussi à réduire les disparités sociales et spatiales à moins de 39 % contre 46,4 % selon le coefficient de Gini.

    Autre programme, autre challenge. Celui du PJD qui annonce pas moins de 400 mesures ”pour consacrer les réformes engagées et auxquelles le parti a adhéré à travers de nombreux chantiers, en vue de développer les acquis”. Pour le parti de la Lampe aux affaires depuis 2011, il s’agit, entre autres, de renforcer la dignité du citoyen et de valoriser le capital humain, affichant sa détermination à lancer une nouvelle génération de réformes en faveur de l’égalité sociale.

    Pour s’attaquer aux précarités et promouvoir l’emploi dans le pays, le parti se fixe l’objectif de créer pas moins de 160.000 emplois par an, tout en affichant l’ambition de faire profiter 95% des Marocains de la couverture sociale.

    En détail, le programme électoral du parti pour les législatives comporte pas moins de 400 mesures, regroupées en 5 axes principaux dont la préservation de la dignité du citoyen et l’amorce d’une nouvelle génération de réformes en faveur de la réduction des disparités sociales et territoriales.

    Dans une interview donnée à la MAP à l’occasion du démarrage de la campagne électorale, le Secrétaire général du PJD, Saad Dine El Otmani affirme que le programme de son parti contient une panoplie de propositions ainsi que des projets de réforme sur les plans social et économique avec à l’appui des objectifs chiffrés mais réalistes, plaidant dans la foulée pour la poursuite des réformes engagées.

    Pour sa part, le RNI se fixe cinq engagements qui sont liés à la couverture sociale, la santé, l’emploi, l’enseignement et la proximité de l’administration des citoyens.

    ”Le parti a aussi conçu 25 mesures chiffrées, ce qui fait de ce programme un projet ambitieux qui cible spécialement les citoyens vivant dans la précarité. Les Marocains méritent un gouvernement qui soit à la hauteur de la vision de SM le Roi Mohammed VI. Les Marocains méritent aussi un système sanitaire qui met fin à la ”Hogra” (Humiliation), de même qu’ils méritent un système éducatif qui leur redonne confiance et qui leur assure une égalité des chances”, comme l’avait souligné le président du RNI, Aziz Akhannouch en s’adressant dans un meeting à Casablanca aux militants et sympathisants de son parti.

    Et d’ajouter : ”Chaque mesure aura un impact sur le budget, mais nous avons un programme budgétaire qui vise à améliorer les indicateurs sociaux et économiques puisque l’enjeu est de faire tourner la machine économique dans les plus brefs délais”.

    Le programme accorde une attention particulière aux retraités et aux personnes âgées , notamment celles sans revenus et dont l’âge dépasse les 65 ans. Il propose ainsi d’accorder une aide mensuelle pouvant atteindre 1.000 Dirhams à l’horizon 2025, dans l’objectif de permettre à cette catégorie de mener une vie décente. Le parti de la colombe promet également la création d’ un million de postes d’emploi.

    En outre, l e chantier de la couverture sociale reste l’autre grande priorité du prochain mandat, notamment en matière de mise en place des mécanismes qui permettront d’asseoir la pérennité du système de protection sociale et de soutenabilité budgétaire.

    Loin d’être exhaustive, cette énumération de quelques engagements dans le le volet social des programmes électoraux desdits partis permet de constater que toutes les formations politiques en compétition cherchent à donner une forte connotation sociale à leur programmes électoraux, véritables marqueurs partisans visant à séduire les électeurs indécis et désabusés, et plus que jamais courtisés de toutes parts.

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