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Les marchés asiatiques s’effondrent sous le poids de la crise géopolitique

LA VÉRITÉ


Les places boursières asiatiques ont traversé une séance de mercredi marquée par une déroute d’une ampleur historique, sous l’effet conjugué d’une escalade militaire sans précédent au Moyen-Orient et d’une envolée brutale des prix de l’énergie. Cette instabilité, qui fait suite à une clôture morose à Wall Street, a déclenché un mouvement de panique généralisé parmi les investisseurs, redoutant une rupture durable des chaînes d’approvisionnement mondiales. À Tokyo, l’indice Nikkei a ainsi cédé 3,61 % pour s’établir à 54 245,54 points, tandis que la Bourse de Bangkok a dû suspendre brièvement ses échanges après une chute brutale de 8 %, illustrant la fragilité de la confiance sur les marchés émergents.

Séoul subit sa pire chute boursière depuis 2008

C’est à Séoul que le séisme financier a été le plus dévastateur, l’indice Kospi ayant dévissé de 12,06 % en clôture. Cette chute représente la pire séquence boursière pour la Corée du Sud depuis la crise financière de 2008, prolongeant un repli déjà amorcé la veille. Les géants technologiques du pays, piliers de l’économie nationale, ont été les premières victimes de ce désengagement massif. Samsung Electronics a vu son action abandonner environ 11 %, alors que SK Hynix reculait de plus de 8 %. Ces baisses spectaculaires reflètent l’inquiétude des marchés face à la vulnérabilité des exportations technologiques dans un contexte de perturbation potentielle des routes maritimes stratégiques.

Le détroit d’Ormuz fait flamber l’énergie et ravive les tensions inflationnistes

L’épicentre de cette nervosité financière demeure le détroit d’Ormuz, point de transit vital pour environ 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié. L’ombre d’un blocage prolongé a propulsé le cours du Brent au-delà de la barre symbolique des 85 dollars mardi, pour la première fois depuis juillet 2024, avant de se stabiliser vers 83,25 dollars ce mercredi. En une semaine, la hausse cumulée du Brent avoisine désormais les 15 %, une dynamique inflationniste qui pèse lourdement sur les économies asiatiques dépendantes des importations d’hydrocarbures. En Inde, l’indice Nifty a ouvert en repli de 2 %, alors que la roupie touchait un nouveau plus bas historique face au billet vert.

Face à cet horizon économique incertain, les investisseurs se sont massivement repositionnés sur les actifs refuges traditionnels. L’or a ainsi poursuivi sa progression pour atteindre 5 141 dollars l’once, tandis que le dollar américain s’est raffermi, s’échangeant à 157,59 yens japonais. Cette vigueur du billet vert est accentuée par une révision à la baisse des attentes concernant un éventuel assouplissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, l’inflation persistante rendant une baisse des taux de moins en moins probable à court terme. À Hong Kong, le Hang Seng a terminé en baisse de 2,84 %, confirmant un pessimisme ambiant qui semble s’installer durablement sur l’ensemble de la zone Pacifique.


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