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Économie bleue : Marrakech au cœur des nouveaux enjeux maritimes

Marrakech au cœur de la gouvernance océanique : ouverture du 2e Congrès international sur l’économie bleue durable. De la recherche scientifique à l'action territoriale, l'Université Cadi Ayyad et ses partenaires s'unissent pour une croissance maritime régénérative en Afrique. Valorisation du littoral et modernisation portuaire : la région Marrakech-Safi place la façade atlantique au centre de sa stratégie de développement durable.

LA VÉRITÉ


La ville de Marrakech accueille, du 12 au 14 mai 2026, la deuxième édition du Congrès international sur l’économie bleue durable. Organisé par l’Université Cadi Ayyad, cet événement rassemble chercheurs, décideurs et acteurs économiques pour définir les contours d’une gestion maritime « régénérative et inclusive », avec une attention particulière portée à la façade atlantique de l’Afrique.

 

Un carrefour stratégique pour la gouvernance des océans

Le coup d’envoi de cette rencontre internationale a été donné mardi à Marrakech. Initié par l’Université Cadi Ayyad (UCA), ce congrès sert d’espace d’échange pour débattre des défis majeurs liés à la transition maritime durable et à la gouvernance des océans. L’événement réunit une diversité d’intervenants, incluant des experts internationaux, des institutions publiques et des représentants de la société civile.

L’objectif affiché par les organisateurs est de favoriser une réflexion profonde sur le développement de l’économie bleue, spécifiquement dans l’espace atlantique africain. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de concilier la croissance économique avec la préservation des écosystèmes marins.

 

La région Marrakech-Safi : un littoral comme levier de croissance

La région Marrakech-Safi place son littoral au centre de ses priorités de développement. Dans une allocution lue par Lamia Chakiri, le président de la région, Samir Goudar, a rappelé l’importance de la façade atlantique, incarnée par les villes de Safi et d’Essaouira. Selon l’élu, ce territoire côtier représente à la fois une source de promesses économiques et une zone de vulnérabilité environnementale.

L’ambition régionale est de transformer ce littoral en un moteur de développement équitable. Cette stratégie repose sur une collaboration étroite entre les institutions politiques, les chercheurs et les communautés locales. Mohammed Hassou, directeur des ports de la région, a précisé que le système portuaire local s’engage déjà dans une modernisation des infrastructures pour accompagner cette transition nationale vers la durabilité et la compétitivité.

 

La recherche scientifique au service de la décision

L’Université Cadi Ayyad joue un rôle pivot dans cette dynamique. Son président, Blaid Bougadir, a souligné que l’institution doit être un lieu où « la science dialogue avec la décision ». Pour concrétiser cet engagement, l’UCA a créé le Centre de recherche Mer et Littoral, une structure dédiée spécifiquement aux problématiques maritimes du territoire atlantique.

L’université renforce également son rayonnement international. Des discussions sont engagées avec l’Académie de la Mer de Monaco pour intégrer des réseaux d’excellence. Laurent Anselmi, président de ladite Académie, a d’ailleurs insisté sur l’importance de l’éducation. Selon lui, la promotion d’une culture de durabilité et d’une gestion responsable des ressources doit impérativement passer par la sensibilisation des jeunes générations.

 

Un programme tourné vers l’action et l’innovation

Les travaux du congrès, qui se clôtureront le 14 mai, couvrent une vaste gamme de thématiques techniques et sociales. Les participants planchent sur des sujets critiques tels que le dessalement de l’eau de mer, la gestion intégrée des zones côtières et le développement du capital humain.

Le programme prévoit également des ateliers consacrés aux méthodologies de recherche en sciences sociales et à la sensibilisation citoyenne.

À travers cette manifestation, l’UCA réaffirme sa volonté de soutenir le développement territorial du Maroc tout en contribuant à l’émergence d’une économie bleue à l’échelle du continent africain.


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