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Économie bleue : accélérer la mutation aquacole sous l’impulsion de la stratégie Halieutis

L’aquaculture marocaine en plein essor : 244 projets actifs pour une capacité de production cible de 90 000 tonnes par an. Le Royaume renforce sa sécurité alimentaire et son économie bleue sous l’impulsion de la vision royale et de la stratégie Halieutis. L’ANDA consolide la filière grâce à des partenariats internationaux majeurs et une gestion financière certifiée.

LA VÉRITÉ


Le secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime a dressé un bilan positif de la filière aquacole marocaine lors de la 27ème session du Conseil d’administration de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA). Avec 244 projets actifs et une production cible de 90 000 tonnes, le secteur s’affirme comme un pilier de la sécurité alimentaire et du développement économique des territoires côtiers.

 

Une croissance soutenue portée par la Vision Royale

Le Maroc franchit une nouvelle étape dans le développement de son économie bleue. Lors du Conseil d’administration de l’ANDA tenu ce mardi 14 juillet 2026 à Rabat, il a été annoncé que le pays compte désormais 244 projets aquacoles en activité. Ces projets visent, à terme, une capacité de production annuelle avoisinant les 90 000 tonnes.

Cette dynamique s’inscrit dans la Vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a placé la durabilité des ressources maritimes au cœur des choix stratégiques du Royaume. Selon Zakia Driouich, secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, le développement aquacole est un levier essentiel de la stratégie Halieutis. Il permet non seulement de diversifier la production halieutique nationale, mais répond également à des enjeux cruciaux de sécurité alimentaire et d’attractivité des investissements pour les régions littorales.

 

Structuration de la chaîne de valeur : de l’amont à l’aval

Le succès de la filière repose sur une structuration progressive et rigoureuse de l’ensemble de sa chaîne de valeur. En amont, l’accent est mis sur la souveraineté en intrants grâce au développement d’écloseries nationales. Ces infrastructures sont jugées déterminantes par l’ANDA pour sécuriser l’approvisionnement en semences aquacoles et consolider ainsi les volumes de production.

En aval, l’effort porte sur la valorisation de la production. Le renforcement des unités de conditionnement et de transformation permet d’améliorer la qualité finale des produits. Cette stratégie vise à accroître la compétitivité du « label Maroc » sur les marchés internationaux tout en générant une valeur ajoutée supérieure pour les opérateurs locaux. Pour soutenir cette croissance, les pouvoirs publics ont mis en place des mesures d’accompagnement spécifiques, incluant un soutien aux intrants stratégiques et une simplification des procédures pour les porteurs de projets.

 

Gouvernance rigoureuse et partenariats internationaux

L’expansion du secteur bénéficie d’un environnement des affaires en constante amélioration, soutenu par une coopération internationale active. L’ANDA collabore étroitement avec des institutions de premier plan telles que la Banque mondiale, la Banque islamique de développement (BID) et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Ces partenariats facilitent la mise en œuvre de programmes d’assistance technique, le renforcement des capacités techniques et la mobilisation de nouveaux capitaux.

Sur le plan de la gestion interne, le Conseil d’administration a souligné la maturité de la gouvernance de l’Agence. Les états financiers de l’exercice 2025 ont été approuvés et certifiés sans réserve par le commissaire aux comptes. Cette transparence financière et la rigueur de gestion affichée par l’ANDA témoignent, selon le secrétariat d’État, de l’efficacité des dispositifs d’accompagnement et de la confiance renouvelée des investisseurs dans le potentiel aquacole marocain.


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