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Échanges extérieurs : L’automobile et l’aéronautique progressent, mais la facture énergétique pèse sur le déficit commercial du Maroc

Déficit commercial : la balance marocaine se dégrade de 26,5 % à fin juillet 2026 pour s'établir à 244,69 MMDH. Importations sous tension : la facture énergétique et les achats de biens d'équipement alourdissent la facture globale à 544,04 MMDH. Relais de croissance : les performances de l'automobile et de l'aéronautique soutiennent les exportations face au repli des phosphates.


À fin juillet 2026, le déficit commercial du Maroc s’est élargi pour atteindre 244,69 milliards de dirhams, selon le dernier bulletin de l’Office des changes publié le 1er septembre 2026 à Rabat. Cette hausse de 26,5 % sur les sept premiers mois de l’année s’explique par une augmentation des importations de biens, notamment énergétiques, plus importante que celle des exportations, et ce malgré la croissance continue des secteurs automobile et aéronautique.

 

Un élargissement du déficit commercial sur sept mois

La balance commerciale marocaine enregistre un creusement de son déficit sur les sept premiers mois de l’année 2026. Le déficit commercial national s’établit à 244,69 milliards de dirhams (MMDH) à la fin du mois de juillet. Ce montant représente une hausse de 26,5 % en comparaison avec la même période de l’exercice précédent.

D’après les indicateurs mensuels publiés par l’Office des changes, ce déséquilibre s’explique par une hausse des importations supérieure à celle des exportations. Les importations globales de biens ont progressé de 15,9 % (soit un ajout de 74,481 MMDH) pour atteindre 544,045 MMDH. En comparaison, les exportations de biens ont augmenté de 8,4 % (soit un ajout de 23,174 MMDH), se fixant à 299,34 MMDH. À la suite de cette évolution, le taux de couverture perd 3,8 points pour s’établir à 55 %.

 

Énergie et biens d’équipement pèsent sur l’import

L’analyse détaillée des importations révèle une tendance haussière sur l’ensemble des principaux postes d’achat du pays. Les importations de produits bruts enregistrent la plus forte hausse relative avec une augmentation de 52,2 % pour s’établir à 36,939 MMDH. La facture énergétique nationale affiche une progression de 29,1 %, représentant un total de 81,195 MMDH.

Les importations de produits finis d’équipement affichent également une croissance de 20,8 % pour atteindre 133,203 MMDH. Les biens de consommation finis augmentent quant à eux de 12,3 % à 129,873 MMDH. Enfin, les demi-produits et les produits alimentaires connaissent des hausses respectives de 4,3 % et de 3 %.

 

L’industrie automobile maintient sa position de leader à l’export

Face à la hausse des importations, les exportations marocaines s’appuient principalement sur la dynamique des secteurs industriels. L’industrie automobile confirme son statut de premier secteur exportateur du Royaume. Les exportations de ce secteur s’élèvent à 107,14 MMDH à fin juillet 2026, affichant une progression de 14,9 % sur un an.

Cette dynamique s’observe dans l’ensemble des segments de la filière. Les ventes du segment de la « Construction » progressent de 19,9 % pour atteindre 42,48 MMDH. Le segment du « Câblage » enregistre une hausse de 13,8 % pour s’établir à 40,62 MMDH. Le segment lié à l' »Extérieur » affiche une hausse de 47,9 % à 3,42 MMDH.

 

Progression de l’aéronautique et recul du secteur des phosphates

Le secteur de l’aéronautique enregistre une hausse de 19,7 % de ses ventes à l’export, qui s’élèvent à 20,56 MMDH. Cette évolution s’explique par la hausse de 24,3 % des ventes du segment de l’assemblage. Le segment « Electrical Wiring Interconnection System » (EWIS) progresse pour sa part de 10,4 %. L’agriculture et l’agroalimentaire contribuent également à l’export avec une hausse de 7 %, portée par une augmentation de 13,3 % de l’industrie alimentaire.

À l’inverse, plusieurs secteurs de l’économie marocaine connaissent une baisse de leurs exportations. Les exportations de « Phosphates et dérivés » reculent de 7,8 %. Le secteur « Textile et cuir » affiche une diminution de 5,5 % de ses ventes à l’étranger. Les exportations du secteur de l' »Électronique et électricité » enregistrent également un repli de 2,9 %.

 

Un excédent de la balance des services en hausse

Pour contrebalancer le déficit commercial sur les biens physiques, le Maroc s’appuie sur ses services. Selon l’Office des changes, l’excédent de la balance des services s’est accru de 13,2 % pour s’établir à 95,479 MMDH.

Cette hausse résulte d’une augmentation conjointe des exportations et des importations de services. Les exportations de services augmentent de 13,1 % pour totaliser 193,375 MMDH. Les importations de services progressent quant à elles de 12,9 % pour s’établir à 97,896 MMDH.


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