Disparition de Saïd Jedidi, voix emblématique de la presse hispanophone
Le journaliste pionnier, critique littéraire et animateur culturel s’éteint, laissant un héritage profond dans les médias et les lettres hispanophones marocaines.
LA VÉRITÉ
Dès l’annonce de sa disparition samedi soir, la communauté médiatique marocaine a perdu l’un de ses plus brillants ambassadeurs de la langue espagnole : Saïd Jedidi. Né à Tétouan en 1947, il s’imposa par sa voix, son engagement intellectuel et sa passion pour la culture hispanophone. Cet article retrace son parcours, ses contributions majeures, et l’impact durable qu’il a exercé sur plusieurs générations d’auditeurs, de téléspectateurs et d’écrivains.
Ensuite, Saïd Jedidi accomplit ses études en Espagne et au Royaume-Uni, puis rejoignit la Radio-Télévision marocaine (RTM) dans sa section hispanophone. Il gravit les échelons pour devenir rédacteur en chef puis chef de département. Il couvrit des événements historiques comme la Marche verte en espagnol, et collabora avec des médias internationaux tels qu’El País, Televisa-Galavisión ou Inforred au Mexique.
De plus, après son retrait de l’antenne, il fonda plusieurs publications : L’Opinion Semanal, La Mañana, puis anima le blog Con Acento Marroquí et dirigea le site d’information Info Marruecos. En tant qu’écrivain, il publia notamment Yamna et Grito Primae, qui reçoivent un accueil chaleureux parmi les lecteurs hispanophones.
Par ailleurs, Saïd Jedidi exerça comme conférencier dans de nombreuses universités au Maroc et dans le monde, promouvant la littérature, le dialogue interculturel et l’usage de l’espagnol comme langue de culture et de cohésion dans le contexte marocain.
La mort de Saïd Jedidi marque la perte d’un pionnier irremplaçable. Il laissa une empreinte indélébile dans la presse hispanophone, dans le champ littéraire et dans les échanges culturels entre le Maroc et le monde hispanique. Son œuvre démontre que la langue espagnole occupe une place essentielle dans la diversité culturelle nationale. En souvenir de sa voix et de son engagement, le Maroc doit continuer à valoriser les médias en langues étrangères, à encourager les talents hispanophones et à préserver le patrimoine culturel qu’il a si bien incarné.
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