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Décès d’Abdelhadi Belkhayat, monument de la chanson marocaine

Abdelhadi Belkhayat n’est plus et la légende s’éteint. La voix d’or de la chanson marocaine disparaît à 86 ans. Il laisse derrière lui un héritage musical immortel.

LA VÉRITÉ


Le grand artiste marocain Abdelhadi Belkhayat s’est éteint ce vendredi 30 janvier 2026 à Rabat. Il avait 86 ans.

 

Une voix qui s’éteint

Abdelhadi Belkhayat, figure emblématique de la chanson marocaine, est décédé des suites d’une longue maladie. Son décès est survenu à l’Hôpital militaire de Rabat. Avec lui, la scène artistique nationale perd une légende. Sa voix mélodieuse a marqué l’histoire de la chanson marocaine et arabe.

Le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a salué une voix « gravée à jamais dans la mémoire artistique nationale ». Il a rendu hommage à un parcours remarquable qui a fait de Belkhayat un symbole de la chanson authentique.

 

Un parcours légendaire

Né à Fès en 1940, l’artiste explose dès les années 1960. Révélé par la radio nationale, il impose rapidement sa voix unique. Installé à Casablanca, il fusionne les influences marocaines, orientales et arabo-andalouses. Cette alchimie participe au renouveau de la musique marocaine.

Pour parfaire son art, il se forme au Conservatoire supérieur de musique arabe du Caire entre 1965 et 1967. Cette rigueur ouvre les portes du monde arabe. Dans les années 1970, son passage à l’Olympia de Paris confirme son rayonnement international. Il collabore avec les plus grands compositeurs, enrichissant le patrimoine de titres intemporels.

 

Un héritage impérissable

Son répertoire, vaste comme un océan, navigue entre la chanson poétique et les succès populaires. Des œuvres comme « Al Qamar Al Ahmar », « Bent Ennas » ou « Kitar Al Hayat » sont devenues des classiques. Ces titres ont franchi les frontières, portés par sa voix immédiatement reconnaissable.

Après des décennies de gloire, l’artiste opère un virage spirituel radical. Il annonce son retrait de la scène profane en 2012 pour se consacrer au chant religieux. Sa dernière apparition publique remonte à 2015 au Festival Mawazine, où il interpréta des invocations.

Aujourd’hui, sa voix traverse toujours le temps. Son héritage discographique, disponible sur les plateformes numériques, continue d’inspirer. Si sa disparition crée un vide immense, son œuvre, elle, reste un phare dans le paysage culturel marocain.


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