De l’Élysée à l’IMA : Anne-Claire Legendre nommée pour piloter le dialogue euro-arabe
Anne-Claire Legendre nommée à la présidence de l’IMA, une première féminine historique pour l’institution. La diplomate de 46 ans prend les commandes pour transformer la gouvernance et rétablir l'équilibre financier de l'institut. L'IMA réaffirme son rôle stratégique au service du dialogue entre la France, l'Europe et les sociétés arabes contemporaines.
LA VÉRITÉ
L’Institut du Monde Arabe (IMA) ouvre un chapitre historique avec la nomination d’Anne-Claire Legendre à sa tête. Ce mardi 17 février 2026, le Conseil d’administration a officialisé l’arrivée de la diplomate française, qui devient la première présidente de l’institution depuis sa création.
Ce mardi à Paris, le Conseil d’administration de l’IMA a élu Anne-Claire Legendre à la présidence de l’institut. L’État français a proposé cette diplomate chevronnée de 46 ans pour succéder aux précédentes directions masculines. Cette élection marque un tournant majeur pour cet établissement culturel situé au cœur de la capitale française. Actuellement conseillère à l’Élysée pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, Madame Legendre prend désormais les rênes d’une institution clé pour le dialogue euro-arabe.
Une diplomate d’expérience
Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, soutient fermement ce choix. Il affirme que Madame Legendre possède l’expérience et la vision stratégique indispensables pour ces responsabilités éminentes. Son parcours ressemble à une boussole orientée vers les enjeux internationaux les plus complexes. Avant ses fonctions à la présidence de la République, elle a exercé le rôle de porte-parole du Quai d’Orsay. Cette diplomate de carrière connaît parfaitement les rouages de l’administration et les subtilités du monde arabe.
Un chantier de modernisation
L’arrivée de la nouvelle présidente coïncide avec le quarantième anniversaire de l’institut. Elle doit mener une réforme ambitieuse pour transformer l’IMA en un navire plus agile et moderne. Le communiqué de l’institution précise que la priorité réside dans la modernisation de la gouvernance et une organisation plus efficace. Par ailleurs, Madame Legendre devra rétablir une trajectoire financière soutenable pour assurer la pérennité du projet. Enfin, le renforcement des règles de déontologie garantira une transparence exemplaire au sein de l’établissement.
Une gouvernance paritaire stricte
Le Conseil d’administration de l’IMA repose sur un équilibre millimétré entre deux mondes. 14 membres y siègent pour un mandat de 3 ans, répartis à parité parfaite entre la France et les pays arabes. Côté français, le ministère des Affaires étrangères désigne des représentants et des personnalités qualifiées. Côté arabe, des ambassadeurs accrédités à Paris, dont celui du Royaume du Maroc, représentent les intérêts de leurs nations respectives. Cette structure unique fait de l’IMA un forum de discussion permanent où chaque voix compte autant que l’autre.
Un dialogue vers l’avenir
L’Institut du monde arabe ne souhaite pas simplement gérer le passé, mais veut devenir un véritable trait d’union avec les sociétés contemporaines. Madame Legendre entend affirmer le rôle singulier de l’institut au service de l’échange entre la France, l’Europe et le monde arabe. Cette nomination n’est pas seulement un changement de visage, c’est une révolution de velours qui brise un plafond de verre historique. L’institution poursuit ainsi son développement stratégique global.
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