[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

Dakhla : Un data center 100 % renouvelable pour une souveraineté numérique et énergétique

Le Maroc pose les bases de son leadership africain en technologies vertes

LA VÉRITÉ


Le Maroc s’apprête à concrétiser un projet révolutionnaire : la construction d’un data center de 500 mégawatts , entièrement alimenté par des énergies renouvelables locales , dans la ville de Dakhla . Cette initiative, dévoilée à l’issue des Assises nationales de l’intelligence artificielle , marque un tournant décisif dans la stratégie du Royaume vers une souveraineté numérique et énergétique alignée sur les défis climatiques et technologiques du XXIᵉ siècle.

Les ministères de la Transition énergétique (Leila Benali) et de la Transition numérique (Amal El Fallah Seghrouchni) ont scellé un partenariat clé pour porter ce projet ambitieux. Ce rapprochement institutionnel traduit une vision cohérente : lier le développement numérique aux principes de durabilité et d’autonomie énergétique . « L’économie numérique du futur ne peut se construire sans un ancrage écologique fort », a souligné un responsable gouvernemental, illustrant cette synergie inédite entre deux piliers stratégiques de la politique nationale.

Un modèle durable au cœur de Dakhla

Le choix de Dakhla n’est pas anodin. La région dispose d’un gisement exceptionnel d’énergies renouvelables , notamment solaires et éoliennes, lui permettant de produire de l’électricité verte en quantité suffisante pour alimenter une infrastructure aussi exigeante qu’un data center hyperscale . En outre, sa localisation stratégique sur l’Atlantique et ses connexions internationales facilitent l’accès à des marchés africains et européens.

Ce centre, qui respectera les standards les plus élevés en matière d’efficacité énergétique et d’adaptation climatique, incarne un modèle de référence pour l’Afrique. Il s’appuiera sur une numérisation intelligente des processus énergétiques – production, transport, distribution et stockage – pour optimiser les performances tout en limitant l’empreinte carbone.

Au-delà de la seule infrastructure, ce projet ambitionne de stimuler la création d’emplois qualifiés et de renforcer l’ancrage technologique de la région. « Nous voulons que Dakhla devienne un hub africain d’excellence en IA et en cloud computing, soutenu par une énergie propre et locale », explique un expert du ministère de la Transition numérique.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors des Assises nationales de l’intelligence artificielle , où plusieurs accords ont été signés pour promouvoir une IA responsable, inclusive et durable. Le data center sera donc bien plus qu’une simple plateforme technique : il constituera un levier pour l’industrialisation digitale et un catalyseur de compétences locales dans les domaines high-tech.

Un signal fort envoyé à l’Afrique et au monde

Avec ce projet, le Maroc positionne Dakhla comme une vitrine de l’innovation verte et un exemple de convergence entre transition énergétique et transformation numérique . À une époque où les grandes économies mondiales rivalisent pour capter le marché de l’intelligence artificielle, Rabat prouve qu’il est possible de concilier puissance technologique et responsabilité environnementale .

Ce chantier, financé conjointement par les deux départements ministériels concernés, répondra aux exigences des normes internationales en matière de technologies propres . Il ouvre également la voie à des collaborations avec des entreprises et centres de recherche locaux, renforçant ainsi l’écosystème technologique marocain.


À lire aussi
commentaires
Loading...
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]