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Dakhla: Colloque national sur le nouveau modèle de développement

POLITIQUE Z- NEWSLETTER (apm) / 20 janvier 2020
Dakhla: Colloque national sur le nouveau modèle de développement

Les participants à un colloque national, tenue dimanche à Dakhla, ont mis la lumière sur le nouveau modèle de développement dans le Royaume et les moyens pour atteindre cet objectif.

Cette rencontre, initiée par l’Association de la régionalisation avancée et de l’autonomie dans la région de Dakhla-Oued Eddahab, sous le thème « les provinces du Sud, de la récupération au développement », intervient dans le sillage du débat autour du nouveau modèle de développement, en particulier dans les provinces du Sud, pour qu’elles puissent être érigées en un véritable pôle de développement entre l’Afrique et l’Europe. 

S’exprimant à cette occasion, l’enseignant du droit constitutionnel à l’université Cadi Ayyad de Marrakech, Mohamed El Ghali, a indiqué que l’ingénierie du modèle de développement repose sur une série de concepts, tels que l’égalité territoriale, le développement, la responsabilité, l’engagement, la compétence et le professionnalisme, notant qu’ils sont les piliers du nouveau modèle de développement favorisant l’émergence d’un nouveau contrat social entre l’État et les citoyens. 

Le nouveau modèle de développement est basé sur trois principaux axes à savoir l’ajustement, l’anticipation et la prospection, dans le but de réaliser un développement global, a poursuivi M.El Ghali.Pour sa part, le chercheur en économie à la faculté de droit à l’université Cadi Ayyad de Marrakech, Mohamed Loulid, a mis l’accent sur les sept déterminants du nouveau modèle de développement visant à développer et renforcer le capital humain et bâtir un nouveau pacte social basé sur la confiance et la réduction des inégalités, à même de réussir une croissance soutenue en mettant en œuvre toutes les potentialités du pays dans un monde en perpétuelle mutation.

Selon M. Loulid, ces déterminants s’appuient également sur le parachèvement du chantier de la régionalisation avancée et sa mise en œuvre rapide, l’amélioration du bien-être et le cadre de vie des citoyens à travers une valorisation responsable, durable et inclusive du capital naturel, la consolidation des valeurs nationales et le renforcement du positionnement du Maroc sur le plan régional et international.

Même son de cloche chez le doyen de la Faculté de droit de Marrakech, El Houssain Abouchi, qui a souligné la nécessité de mettre en place un modèle de développement qui répond à un ensemble de problématiques majeures et réalise une croissance forte, inclusive et durable, dans le cadre d’une société prospère et solidaire dans laquelle l’élément humain occupe une position centrale.

De son côté, le président du Centre atlantique des études stratégiques et de l’analyse sécuritaire, Abderrahim Manar Slimi, a souligné que le modèle de développement, à travers toutes les expériences mondiales, est un référentiel d’action à moyen ou long terme, mis à la disposition des personnes chargées d’élaborer les politiques publiques.

Dans ce cadre, M. Slimi a estimé que le modèle de développement marocain a atteint, au cours des vingt dernières années, son terme, compte tenu du changement d’un certain nombre de déterminants, en l’occurrence la structure démographique et la nature de l’économie et de la société, entre autres, soulignant que les débats actuels devraient se focaliser sur la fonction de l’État et la nature de l’économie, les taux de croissance et la complémentarité territoriale.

Ont pris part à cette rencontre, initiée en partenariat avec le Centre atlantique des études stratégiques et de l’analyse sécuritaire et le soutien de la wilaya de la région et le Conseil régional, un aréopage d’intellectuels et d’acteurs de la société civile locale.

 

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