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Cyberattaque ANCFCC : Une fuite massive de données foncières dévoilée

Plus de 10 000 certificats fonciers et documents sensibles compromis dans une attaque ciblée contre l’Agence nationale de la conservation foncière

LA VÉRITÉ


Une cyberattaque ciblée contre l’ANCFCC révèle des failles critiques 

Ce lundi 2 juin 2025, le Maroc fait face à une nouvelle crise de cybersécurité après que le groupe de pirates informatiques Jabaroot a revendiqué une attaque massive contre l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC).

Selon les déclarations publiées sur une plateforme Telegram utilisée par les cybercriminels, les hackers auraient extrait plus de 10 millions de titres fonciers, dont environ 10 000 certificats ont été divulgués publiquement. Ces fichiers incluent des informations cadastrales, les identités des propriétaires, des actes notariés, des copies de cartes d’identité, des relevés bancaires et même des dossiers confidentiels liés à des figures publiques.

 

Cette attaque survient deux mois après une intrusion similaire contre la CNSS, également orchestrée par Jabaroot, soulignant une escalade inquiétante des cybermenaces ciblant les institutions stratégiques du pays.

Le groupe Jabaroot : Un acteur récurrent dans les cyberattaques marocaines  

Le groupe Jabaroot, connu pour son expertise en piratage ciblé, a une fois de plus démontré sa capacité à infiltrer les systèmes des administrations publiques. Bien que ses motivations restent floues, les experts en cybersécurité soupçonnent une combinaison d’objectifs financiers et idéologiques. « Ces attaques visent non seulement à exfiltrer des données sensibles, mais aussi à semer le doute sur la capacité des institutions à protéger les citoyens ».

L’utilisation de plateformes comme Telegram pour revendiquer ces opérations illustre une tendance mondiale vers des cybercrimes organisés, souvent soutenus par des réseaux internationaux.

Des données sensibles compromises : Un risque majeur pour les citoyens

La gravité de cette fuite réside dans la nature des documents divulgués. En plus des certificats fonciers, les hackers auraient accès à des actes notariés, des papiers d’état civil et des informations bancaires, exposant des millions de Marocains à des risques de fraude, d’usurpation d’identité et de litiges immobiliers.

 

« La publication de ces données pourrait avoir des conséquences désastreuses, notamment des spoliations de biens ou des manipulations juridiques », Les dossiers impliquant des personnalités publiques ajoutent une dimension politique à la crise, alimentant potentiellement des controverses.


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