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Culture en accès libre : « Ramadaniat WeCasablanca », une approche participative pour renforcer le vivre-ensemble en milieu urbain

Casablanca lance « Ramadaniat WeCasablanca » pour faire rayonner les nuits du mois sacré. La Cathédrale du Sacré-Cœur vibre au rythme du samaâ et du madih chaque soir dès 21h30. L'École supérieure des Beaux-Arts invite les citoyens à la création lors d'ateliers thématiques le week-end.

LA VÉRITÉ


La métropole déploie une programmation culturelle riche pour animer les nuits de Ramadan. Ce festival gratuit propose des concerts spirituels et des ateliers artistiques ouverts à tous.

La ville de Casablanca lance officiellement ce jeudi la nouvelle édition de « Ramadaniat WeCasablanca » pour célébrer le mois sacré. La Société de développement local « Casablanca Events et Animation » pilote ce projet d’envergure en étroite collaboration avec le Conseil de la ville, la Direction régionale de la Culture et le Conseil local des Oulémas. Cette initiative transforme la capitale économique en un véritable phare de la culture marocaine durant plusieurs semaines. Les festivités se déroulent principalement à la Cathédrale du Sacré-Cœur et à l’École supérieure des Beaux-Arts afin de dynamiser l’espace public. L’objectif principal vise à renforcer le rayonnement culturel de la métropole tout en favorisant le vivre-ensemble entre les habitants et les visiteurs.

 

Symphonie spirituelle nocturne

La Cathédrale du Sacré-Cœur accueille chaque soir, dès 21h30, des performances artistiques d’une grande intensité spirituelle. Une constellation de maîtres du chant, tels qu’El Haj Saïd Berrada et Dalal El Barnoussi, sublime ces veillées par des interprétations de l’art de la hadra. Ces soirées marient le samaâ, le madih et le tarab dans un tourbillon de mélodies ancestrales. L’atmosphère mystique enveloppe le public comme un manteau de sérénité sous les voûtes historiques de l’édifice. En effet, la programmation met en lumière la diversité et l’authenticité de l’identité marocaine à travers des groupes comme la Zaouia Cherkaouia. Des artistes confirmés comme Othmane Benmoumen, Salma Chenouani et le mounchid Yassine Lachhab participent également à cette communion artistique. Par ailleurs, les voix de Saad El Kouhen et de Mohamed El Mehdi Dahdouh résonnent pour offrir une expérience sensorielle unique. Cette programmation agit comme un pont entre le passé glorieux des arts sacrés et le présent dynamique de la scène marocaine.

 

Ateliers de création citoyenne

Parallèlement aux chants nocturnes, l’École supérieure des Beaux-Arts se transforme en une ruche de créativité durant les week-ends. Les citoyens accèdent, dès 11h00, à une série d’ateliers pratiques dédiés à la calligraphie arabe, à la poterie et au dessin. Ces sessions d’apprentissage constituent un laboratoire d’échange culturel pour toutes les tranches d’âge. Ainsi, les organisateurs encouragent l’expression artistique individuelle au sein d’un cadre collectif et convivial. La ville utilise ces espaces pour forger de nouveaux liens sociaux à travers la pratique manuelle et visuelle. En conséquence, la culture sort des musées pour investir le quotidien des Casablancais. Cette approche participative renforce la présence de l’art dans l’espace public de manière concrète.

 

Rayonnement et vivre-ensemble

Les organisateurs soulignent que cette manifestation constitue un levier essentiel pour l’animation urbaine et l’attractivité de la cité. Selon le communiqué officiel, l’événement consolide les valeurs de rencontre et d’ouverture propres à ce mois sacré. La vision stratégique de la métropole aspire à faire de Casablanca une destination culturelle de premier plan sur la scène internationale. Par ailleurs, cette expérience collective reflète la richesse de la diversité culturelle locale. Cependant, le public doit noter que l’accès aux activités dépend strictement de la capacité d’accueil des lieux sélectionnés. En conclusion, « Ramadaniat WeCasablanca » offre un voyage au cœur de l’âme marocaine, où la spiritualité rencontre la modernité urbaine.


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