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Crise en Guinée-Bissau : l’armée prend le contrôle après les élections

Le haut commandement suspend les institutions et justifie sa décision par une menace sécuritaire

LA VÉRITÉ


La Guinée-Bissau a basculé dans une nouvelle phase d’instabilité après que le haut commandement militaire a annoncé la destitution du président de la République et la fermeture de toutes les institutions nationales. Le général Denis N’Canha, entouré de soldats en armes, a déclaré que l’armée « assume la direction du pays », trois jours seulement après la tenue des élections présidentielle et législatives. Les deux candidats en lice, le président sortant Umaro Sissoco Embaló et son adversaire Fernando Dias da Costa, revendiquaient chacun la victoire.

Le général N’Canha affirme découvrir un complot

Selon ses déclarations, les services de renseignement auraient mis au jour un « plan de déstabilisation » impliquant des réseaux liés au trafic de drogue, fléau chronique dans ce pays qui constitue un corridor stratégique pour les cartels. Plus tôt dans la journée, des détonations ont retenti près du palais présidentiel, tandis que des militaires ont pris le contrôle des axes menant à la résidence du chef de l’État.

Le président confirme son renversement

Umaro Sissoco Embaló, joint brièvement par une chaîne internationale, a reconnu avoir été arrêté et retenu par l’armée. Il a affirmé se trouver au sein de l’état-major, sous surveillance, et n’a pu s’exprimer davantage.

Le processus électoral est suspendu

Le général N’Canha a annoncé la suspension totale du scrutin, la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes, ainsi qu’un couvre-feu strict. La Guinée-Bissau, marquée par une histoire politique fragile, enregistre ainsi un nouveau coup d’État, après plusieurs renversements et tentatives depuis son indépendance en 1973.

Un signal d’alarme pour l’Afrique de l’Ouest

Cette nouvelle rupture institutionnelle illustre une fois de plus la fragilité d’un pays où rivalités politiques et réseaux criminels se croisent dangereusement. Pour les partenaires africains, dont le Maroc, cette crise rappelle l’urgence de renforcer la coopération régionale en matière de gouvernance, de sécurité et de lutte contre l’économie illicite qui gangrène la stabilité ouest-africaine.


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