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Crédits Carbone : Le Maroc transforme le défi en opportunité

Le Maroc, un choix stratégique pour la finance carbone.

LA VÉRITÉ


La 2ème édition de la conférence « Scaling up carbon market in Africa : Shaping fair and effective markets », organisée, le 8 juillet, par Casablanca Finance City Authority (CFCA) et le groupe CDG, en collaboration avec l’agence allemande GIZ, a mis en lumière le rôle stratégique que le Royaume compte jouer sur le marché mondial du carbone. Cet événement clé a souligné la détermination du Maroc à transformer l’action climatique en un puissant levier de développement économique et social, bien au-delà de la simple conformité internationale.

L’ambition d’un pôle d’excellence climatique

Leila Benali, Ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, a souligné avec conviction que le Maroc dispose d’une opportunité « incontournable » pour devenir un pôle de création de crédits carbone de haute qualité. « Nous avons aujourd’hui une opportunité incontournable pour devenir ce pôle de création de crédits carbone de haute qualité, générateur de co-bénéfices environnementaux et sociaux, » a-t-elle affirmé. En effet, le marché carbone est perçu non seulement comme un instrument économique de premier ordre, mais aussi comme un outil politique et social essentiel pour consolider la transition énergétique, économique et sociale du pays.

De plus, l’engagement du Maroc ne procède pas d’une logique de simple alignement international. Il émane, au contraire, d’un choix profondément éthique, stratégique et économique. Le Royaume est mû par la conviction que l’action climatique ne doit plus être l’apanage exclusif des grands émetteurs, mais doit s’appuyer sur les atouts compétitifs des pays comme le sien.

Les atouts du Royaume et les leviers de succès

Pour concrétiser cette ambition, le Maroc s’appuie sur des fondations solides. La ministre a mis en avant le potentiel considérable du Royaume en énergies renouvelables et les investissements massifs réalisés ces dernières décennies dans les infrastructures physiques et immatérielles. Ces atouts permettent le développement d’un marché carbone robuste.

Par ailleurs, le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (CBAM – Carbon Border Adjustment Mechanism) s’est avéré être une opportunité majeure pour le Maroc, plutôt qu’une contrainte. En effet, il a insufflé une politique industrielle énergétique et de compétitivité, accélérant la transition énergétique, particulièrement au profit des industries et services exportateurs. Ainsi, la certification carbone devient un véritable instrument de compétitivité, préservant les parts de marché et soutenant la décarbonation des chaînes de valeur internationales. Pour réussir, la ministre a toutefois insisté sur la nécessité d’harmoniser le cadre réglementaire, de renforcer la transparence et la gouvernance, d’assurer l’intégrité environnementale et l’équité dans la répartition des bénéfices, en plus de mobiliser des financements massifs.

Casablanca, futur carrefour des marchés carbone africains

La conférence a également mis en lumière l’émergence de Casablanca comme un hub régional clé pour le marché carbone. Des panels thématiques ont abordé le développement de projets sur les marchés carbone en Afrique, les perspectives des acheteurs et investisseurs, renforçant le rôle de la métropole économique marocaine. Cet événement a servi de plateforme pour stimuler les échanges et les partenariats, positionnant le Maroc comme un acteur de premier plan dans la structuration des marchés carbone sur le continent africain.

En somme, le Maroc se profile de manière décisive comme un acteur majeur dans le paysage des crédits carbone de haute qualité, transformant un défi climatique mondial en une opportunité stratégique nationale. Mais comment cette dynamique marocaine pourra-t-elle inspirer et accélérer la transition énergétique et la décarbonation à l’échelle du continent africain ? Le Royaume est prêt à démontrer que l’action climatique est un vecteur puissant de développement durable et de compétitivité.


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