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COP30 à Belém : Le Maroc porte la voix d’une Afrique qui n’attend plus

À Belém du 10 au 21 novembre 2025, le Maroc prépare sa prise de parole décisive

LA VÉRITÉ


Dès les premières heures, le Royaume chérifien renforce son engagement. Dirigée par la ministre Leïla Benali, la délégation marocaine s’apprête à rejoindre la conférence climat à Belém, dans l’Amazonie brésilienne. Le Maroc entend porter haut la voix de l’Afrique, avant même que les négociations officielles ne débutent.

À l’heure où la planète s’apprête à débattre de son avenir climatique, le Maroc s’impose une nouvelle fois comme un acteur incontournable de la diplomatie environnementale. Sous la conduite de la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, la délégation marocaine participera à la COP30 à Belém, avec un objectif clair : faire entendre la voix du Sud global et démontrer que le modèle marocain peut inspirer une action climatique concrète et équitable.

Un modèle de développement durable reconnu

Cette participation s’inscrit dans la vision portée par le Roi Mohammed VI et les Hautes Instructions, qui positionnent le Maroc comme moteur d’une transition énergétique tournée vers l’Afrique. Le Royaume s’engage à traduire ses engagements en actions. La participation du Royaume restera fidèle à la vision d’un Maroc moteur dans la lutte contre le réchauffement climatique. La ministre a rappelé que « le Royaume œuvre pour transformer les engagements en réalisations mesurables », en évoquant notamment la mobilisation de près de 500 millions de dollars depuis l’Accord de Paris pour financer des projets dans les domaines des énergies renouvelables, du transport propre et de l’adaptation des zones vulnérables.


Des jeunes chercheurs au cœur de l’action

Par ailleurs, la délégation marocaine n’agit pas seule. Elle vient en soutien aux pays du continent et souhaite que l’Afrique devienne l’un des pôles moteurs de la COP30. Le Royaume le fait savoir à travers des accords bilatéraux fermes, une diplomatie active et une stratégie fondée sur la solidarité, la justice climatique et le développement territorial. Le modèle marocain, intégré et solidaire, doit inspirer l’Afrique entière.

Dans un geste symbolique fort, le Maroc a décidé cette année d’impliquer 50 doctorants spécialisés dans le climat et le développement durable. Cette initiative, menée en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur, vise à former une nouvelle génération de diplomates et d’experts capables de défendre les intérêts africains lors des négociations internationales. Benali a insisté : « La jeunesse marocaine incarne la transition et la relève d’une diplomatie climatique audacieuse et innovante. »

Les absentes qui pèsent

Mais l’enjeu va au-delà : certaines grandes puissances restent en retrait ou tardent à confirmer leur implication, une absence qui peut affaiblir la dynamique globale. Le Maroc considère que la justice climatique ne peut pas se négocier sans la présence active de tous les acteurs majeurs du processus international.

Au-delà de la participation technique, la présence marocaine à Belém illustre une volonté politique : porter la cause africaine au centre des priorités mondiales. En rappelant les accords bilatéraux signés avec la Suisse, Singapour, la Norvège et la Corée du Sud dans le cadre de l’article 6 de l’Accord de Paris, Benali démontre que le Maroc ne plaide pas seulement pour lui-même, mais pour une Afrique forte, capable de lier financement climatique et développement territorial.

L’Afrique n’attend plus

Le temps des promesses est révolu. Dans un contexte mondial encore dominé par les intérêts des grands pollueurs, le Royaume appelle à une véritable justice climatique fondée sur l’équité, l’action et la solidarité. À travers son modèle intégré et sa diplomatie proactive, le Maroc ne se contente pas d’assister à la COP30, il y participe pour changer la donne.


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