Connectivité africaine : le Maroc place l’intégration du continent au cœur des débats à New York
Un Side-Event de haut niveau met en lumière les défis et opportunités de la connectivité en Afrique
LA VÉRITÉ
À New York, en marge de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Maroc a organisé jeudi un Side-Event de haut niveau consacré à la « connectivité africaine : la voie pour l’intégration du continent ». L’initiative, menée conjointement avec la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et le Bureau onusien pour la Coopération Sud-Sud, a réuni de hauts responsables africains et internationaux, dont le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita.
Dès l’ouverture, les débats ont replacé la connectivité au centre des priorités multilatérales. Les intervenants ont souligné que l’Afrique vit une transformation économique et sociale remarquable, portée par des projets tels que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Toutefois, un déficit majeur de connectivité entrave l’intégration et la croissance, limitant le potentiel d’un continent riche en ressources et en talents.
En effet, dans le domaine des infrastructures physiques, les participants ont noté l’insuffisance des routes, des chemins de fer, des ports et des corridors logistiques. Moins de 17 % des échanges commerciaux africains s’effectuent entre pays du continent, un chiffre qui illustre les entraves aux échanges et aux chaînes de valeur régionales. Les coûts de transport, parmi les plus élevés au monde, pèsent directement sur la compétitivité des entreprises africaines.
Par ailleurs, plus de 600 millions d’Africains restent privés d’accès à l’électricité. Le manque d’interconnexions entre réseaux nationaux affaiblit la sécurité énergétique et ralentit l’industrialisation. Pourtant, l’Afrique dispose d’un potentiel considérable en énergies renouvelables, ouvrant la voie à une intégration énergétique durable. Dans le domaine numérique, seulement 38 % des Africains étaient connectés à Internet en 2024, contre une moyenne mondiale de 68 %. Cette fracture digitale limite l’accès à l’éducation, à l’innovation et à l’emploi, creusant les inégalités internes et continentales.
Le Side-Event a rappelé la nécessité d’une approche collective pour surmonter ces défis et transformer la connectivité africaine en moteur de développement. Le Maroc, par sa diplomatie proactive et son ancrage africain, s’impose comme un acteur clé dans la recherche de solutions concrètes. En plaçant la connectivité au cœur du débat international, le Royaume confirme son rôle stratégique pour bâtir une Afrique intégrée, résiliente et prospère.
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