• Version PDF
  • Coronavirus au
    Maroc live infos

  • Cas confirmés

    507938

  • Décès

    8976

  • Guéris

    493873

  • Dernière mise à jour: 22 avril à 18:43

    Par:  

    LA VÉRITÉ / MAP

  • 10 juin 2020  à 22:36
  • Temps de lecture: 5 minutes
  • MAGHREBColère noire dans les camps de Tindouf contre la machine répressive du polisario

    Colère noire dans les camps de Tindouf contre la machine répressive du polisario
    La machine répressive du polisario continue de s’abattre sans pitié ou discernement sur les populations désarmées des camps

    Des images qui ont ému la toile et scandalisé toutes les consciences éprises de paix et justice, celles de centaines de femmes, d’hommes et d’enfants en bas âge qui crient leur colère contre la machine répressive des sbires du polisario à Tindouf, dans le sud algérien.

    Il s’en est fallu de la condamnation d’un citoyen innocent pour que la grogne qui couve dans les camps de Lahmada éclate au grand jour et mette à nu la cruauté des séparatistes, financés et armés par le voisin de l’Est.

    L’histoire rocambolesque de Mohamed Salahi remonte à l’été 2019. Ce septuagénaire de la respectable tribu Rguibate Ouled Bourhim gardait paisiblement, en plein milieu du désert, son troupeau lorsqu’une voiture 4X4 attira son attention non loin de là.

    Le vieil homme s’en approcha mais c’était sans compter avec la nature mafieuse des maîtres des lieux. Il s’agissait en effet d’un véhicule de trafiquants venant du nord du Mali qui attendaient une livraison de drogue. Une pratique courante dans les camps de Tindouf qui permet aux dirigeants du polisario de s’en mettre plein les poches et de se permettre le luxe d’envoyer leurs enfants faire des études à l’étranger, au détriment de milliers de personnes retenues contre leur gré et dépourvues des conditions les plus élémentaires d’une vie digne.

    Pris la main dans le sac, les trafiquants n’avaient d’autre choix que d’arrêter ce témoin indésirable avant l’arrivée des militaires du polisario avec la précieuse marchandise.

    De la poudre aux yeux ! Arrêté en même temps que les trafiquants, le pauvre Mohamed Salahi restera enfermé dans le bagne de sinistre réputation « Dhaibia », alors que les véritables criminels vont disparaître dans la nature quelques jours plus tard avec la complicité des geôliers.

    Après plusieurs mois d’isolement, il sera condamné par un soit disant tribunal militaire à 5 ans de prison ferme à l’issue d’un simulacre de procès, sans aucune charge valable ou égard pour son âge.

    Depuis, des manifestations ébranlent chaque jour les camps de la honte de Tindouf pour dénoncer cette parodie de justice et réclamer la libération du « père Salahi ».

    Ce climat de terreur qui règne dans les camps intervient en effet dans un contexte défavorable pour le projet séparatiste qui enchaîne les camouflets aussi bien en Afrique qu’en Europe et à l’ONU, surtout en Espagne où les séparatistes du polisario enchaînent des revers.

    « Cette répression sanglante ne nous étonne pas. La tendance des événements n’est pas favorable au +polisario+ après les succès diplomatiques enregistrés par le Royaume du Maroc sur la scène internationale », a déclaré à la MAP la présidente de l’Observatoire du Sahara pour la paix, la démocratie et les droits de l’Homme, Aicha Douihi.

    Pour cette militante des Droits de l’Homme, ces événements sont le prolongement des protestations qui ont éclaté durant les dernières années contre les pratiques répressives du polisario et la corruption qui gangrène sa hiérarchie, et ayant culminé avec l’arrestation de plusieurs opposants à sa politique suicidaire.

    C’est le cas de trois jeunes, des blogueurs et militants des droits de l’Homme, qui ont été condamnés l’année dernière à de lourdes peines par le même tribunal militaire.

    Il a fallu la pression des ONG et de l’ONU pour qu’ils soient relâchés, tout en continuant à subir les intimidations et les menaces de la part des milices du polisario.

    Pour Mme Douihi, cette répression met l’Algérie devant ses responsabilités puisque ces événements se produisent sur son territoire, et le polisario ne peut continuer à agir ainsi en toute impunité.

    Les manifestations qui secouent depuis plusieurs jours les camps de la honte en protestation contre l’incarcération de Mohamed Salahi ne laissent pas indifférent Naji Moulay Lahcen, cet infatigable défenseur des droits de l’Homme.

    Ce natif du Sahara marocain dirige depuis plusieurs années le réseau indépendant des droits de l’Homme en Afrique du Nord et à ce titre, il parcourt les capitales pour dénoncer les graves violations des droits de l’Homme commises par les séparatistes.

    « Nous dénonçons vivement le procès injuste intenté à Mohamed Salah et réclamons sa libération immédiate et la réparation des injustices qu’il a subies », a affirmé M. Naji, appelant le polisario à respecter le droit d’expression et de mouvement des personnes séquestrées dans les camps.

    Il a également fustigé auprès de la MAP les accointances des dirigeants du polisario avec les réseaux de trafic de drogue et de criminalité transfrontalière.

    Tout comme Mme Douihi, Naji Moulay Lahcen ne trouve pas d’explications au mutisme de la communauté internationale face à ces violations systématiques des droits de l’Homme, et demande à l’Etat algérien d’assumer ses responsabilités en tant que garant de la sécurité des personnes retenues sur son territoire.

    Et alors que le monde entier se mobilise pour combattre le nouveau Coronavirus, la machine répressive du polisario continue de s’abattre sans pitié ou discernement sur les populations désarmées des camps.

    Le cas de Mohamed Salah n’est pas isolé. D’autres citoyens innocents ont subi le même sort et leur seul crime est d’avoir crié leur colère contre l’injustice ou osé dénoncer, à l’instar de plusieurs organisations internationales des droits de l’Homme, la collusion avérée entre le polisario et les réseaux de trafic de drogue et du crime transfrontalier.

    Les derniers articles

  • ‘Regards vers le futur’: La ville de demain au centre d’un webinaire de la CDG

    ‘Regards vers le futur’: La ville de demain au centre d’un webinaire de la CDG

    La ville de demain a été au centre des discussions des participants à une rencontre en ligne tenue, mardi dernier, à l’initiative de l’Institut CDG dans le cadre...

  • Tourisme: l’ONMT présente son nouveau dispositif de promotion de la destination Maroc

    Tourisme: l’ONMT présente son nouveau dispositif de promotion de la destination Maroc

    L’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) a dévoilé, jeudi à Casablanca, son nouveau dispositif marketing de promotion de la destination Maroc qui sera déployé aux...

  • Forbes magazine: La Marocaine qui habille les grands noms du show business

    Forbes magazine: La Marocaine qui habille les grands noms du show business

    Avec ses créations prestigieuses, innovantes et multiculturelles, la styliste marocaine Laila Aziz, une passionnée de mode, a su se faire une place de choix dans la haute...

  • DGI: Annulation des amendes des impayés de 2020

    DGI: Annulation des amendes des impayés de 2020

    22 avril 2021  à 18:09
  • Le livre, cet autre vaccin

    Le livre, cet autre vaccin

    22 avril 2021  à 14:51
  • Décryptage: Réglementation des prix de transfert, un gage d’équité

    Décryptage: Réglementation des prix de transfert, un gage d’équité

    22 avril 2021  à 14:47
  • Casablanca Finance City: Au service de l’avenir de l’Afrique

    Casablanca Finance City: Au service de l’avenir de l’Afrique

    22 avril 2021  à 14:44
  • Théâtrale à Fès: Les professionnels s’impatientent

    Théâtrale à Fès: Les professionnels s’impatientent

    22 avril 2021  à 14:42
  • Kasbah de Taourirt: Raviver l’héritage historique

    Kasbah de Taourirt: Raviver l’héritage historique

    22 avril 2021  à 14:40