[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

Cinéma : le Maroc rejoint l’Alliance Lumière comme membre fondateur

Réuni à Saint-Paul-de-Vence, le premier Sommet Lumière consacré à l’avenir du cinéma et de l’image animée voit le Maroc intégrer, comme membre fondateur, une nouvelle alliance mondiale des institutions cinématographiques

La Vérité


Le Maroc renforce sa présence dans les grands réseaux internationaux du cinéma. Le Royaume a participé, lundi 7 septembre à Saint-Paul-de-Vence, en France, au premier Sommet Lumière consacré à l’avenir du cinéma et de l’image animée. À cette occasion, il a rejoint l’Alliance Lumière en qualité de membre fondateur.

Une alliance mondiale pour le cinéma

D’abord, le Sommet Lumière réunit près de 200 responsables publics, dirigeants d’entreprises, créateurs, producteurs, diffuseurs et représentants des plateformes numériques. Des professionnels du jeu vidéo et des technologies émergentes participent également aux travaux.

Au total, plus de 60 pays des cinq continents prennent part à cette première édition. Le sommet se tient sous la coprésidence du président français et du président de la République de Corée.

Le Sommet a également donné naissance à l’Alliance Lumière, un nouveau réseau mondial destiné à réunir les institutions publiques chargées du cinéma et de l’audiovisuel.

Ensuite, ce nouveau réseau doit permettre aux institutions de partager leurs expériences et leurs bonnes pratiques. Il doit aussi favoriser les échanges autour des transformations qui touchent aujourd’hui le secteur : évolution des modes de diffusion, développement des plateformes numériques, nouvelles technologies et mutation des publics.

Pour le Maroc, cette adhésion ouvre donc un nouvel espace de coopération institutionnelle.

La délégation marocaine comprend notamment Abdelaziz El Bouzdaini, secrétaire général du département de la Communication au ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, ainsi que Reda Benjelloun, directeur du Centre cinématographique marocain (CCM).

Par ailleurs, la participation du Royaume s’inscrit dans une stratégie plus large de coopération internationale dans les domaines du cinéma et de l’audiovisuel.

Le Royaume entend y apporter son expérience et son expertise, en mettant également en avant sa position de carrefour entre l’Afrique, le monde arabe, la Méditerranée et l’Europe.

Cette dimension géographique peut constituer un atout dans les discussions internationales sur la circulation des œuvres, les coproductions et le développement des industries culturelles.

Des salles indépendantes à l’éducation à l’image

Le Maroc ne se limite pas à son adhésion à l’Alliance Lumière. Le Royaume participera également au programme IRIS, consacré à la résilience des salles de cinéma indépendantes.

Cette initiative intervient dans un contexte où les salles doivent composer avec la transformation des habitudes de consommation audiovisuelle et la concurrence croissante des plateformes numériques.

De plus, le Maroc prendra part au programme pilote consacré à l’éducation à l’image. Cet axe place la transmission et la formation des publics au cœur de la réflexion sur l’avenir du cinéma.

L’enjeu dépasse ainsi la seule production de films. Il concerne également les salles, les publics, l’éducation et l’adaptation du secteur aux nouvelles technologies.


À lire aussi
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]