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Cinéma : « La Mer au Loin » de Saïd Hamich Benlarbi Triomphe au Festival d’Agadir

Le long métrage sur l'exil et les destins croisés rafle la mise lors de la 21ème édition du Festival International Cinéma et Migrations, confirmant la vitalité du cinéma d'auteur marocain

LA VÉRITÉ


Le rideau est tombé samedi soir sur la 21ème édition du Festival International Cinéma et Migrations d’Agadir, clôturant cinq jours d’effervescence artistique au cœur du Cinéma Sahara. Cette année, le jury a choisi de couronner une œuvre poignante et mélancolique : « La mer au loin ». Réalisé par Saïd Hamich Benlarbi, ce long métrage s’est imposé comme la pièce maîtresse du festival, dominant le palmarès avec trois distinctions majeures, dont le très convoité Grand Prix. Ce sacre vient saluer un récit qui a su toucher le public et les critiques par la justesse de son regard sur les trajectoires de l’exil.

Au cœur de ce succès se trouve une performance d’acteur incandescente. Ayoub Gretaa, qui prête ses traits au personnage de Nour, a remporté le Prix de la meilleure interprétation masculine. Le film suit l’itinéraire de ce jeune Marocain ayant rejoint clandestinement Marseille dans les années 90, survivant en marge de la société par de petits trafics. Sa vie bascule lors de sa rencontre avec Serge, un flic charismatique, et son épouse Noémie. Ayoub Gretaa, salué pour l’intensité et la sincérité de son jeu, a également reçu une distinction spéciale du Jury critique en tant que jeune talent prometteur, confirmant l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs marocains capables de porter des rôles complexes et exigeants.

Si « La mer au loin » a dominé la soirée, le reste du palmarès témoigne de la richesse des regards portés sur la thématique migratoire. Le Prix de la meilleure interprétation féminine a été attribué à Safa Gharbaoui pour sa prestation dans « Têtes brûlées », tandis que la réalisatrice tunisienne Khedija Lemkecher a été honorée du Prix de la réalisation pour « Belles de nuit ». En effet, l’écriture n’a pas été en reste, avec une distinction pour le scénario de « Katanga : la valse des scorpions » du Burkinabè Dani Kouyaté. Des mentions spéciales ont également mis en lumière la sensibilité de « Ne réveillez pas l’enfant » de Kevin Aubert et les performances d’Ilyas Kadri et de Soumaya Akaaboune.

Organisé par l’association « L’Initiative culturelle », le festival a une nouvelle fois transformé Agadir en un espace de dialogue privilégié. En mettant cette année l’Angola à l’honneur et en présentant une sélection compétitive de huit longs et huit courts métrages, l’événement a confirmé son statut de plateforme incontournable. Il ne s’agit plus seulement de projeter des films, mais d’utiliser le 7ème art pour décrypter les enjeux humains, culturels et sociaux qui sous-tendent les migrations contemporaines.


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