CHAN18 Maroc-Nigéria: le duel des titans
Match chargé de symboles en perspective. Il met aux prises deux géants du Continent : le Nigéria, première puissance démographique d’Afrique et le Maroc, plus vieux État-nation du monde.
Face au Maroc en finale, les Super Eagles ne comptent pas jouer le rôle des seconds couteau et comptent bien tenir la dragée haute aux Lions de l’Atlas dans leur fief.
«Face au Maroc, nous allons nous battre jusqu’au bout pour remporter le titre». répète, en parfait meneur d’hommes le sélectionneur nigérian, Salisu Yusuf, qui a qualifié son équipe à la finale du CHAN aux dépens du Soudan (1-0).
Les Super Eagles, qui affronteront les Lions de l’Atlas dimanche 4 février à Casablanca, se montrent hypermotivés quoique privés du portier Ikechukwu Ezenwa, gravement blessé lors de la rencontre contre le Soudan. Remplacé par Oladele Ajiboye, ce dernier a bien démontré qu’il saura protéger ses filets contre les attaques de l’adversaire.
D’ailleurs, le sélectionneur du Soudan, le croate Zdravko Logarusic, avait salué la prestation du gardien Oladele Ajiboye qui a soutenu la défense de son équipe et écarté le danger. «Nous avons joué contre un géant du football africain. Je suis à la tête de la sélection soudanaise depuis seulement cinq semaines et je constate que nous avons progressé ensemble», avait-t-il expliqué.
Le Maroc et le Nigeria jouent pour un 1er titre dans cette compétition. Le Nigeria, 3e en 2014, est le seul des deux finalistes à monter sur un podium en quatre éditions. Salisu Yusuf a déjà mis en garde le Maroc en déclarant que ses joueurs doivent disputer cette finale avec un minimum d’erreurs possibles pour pouvoir battre les Lions de l’Atlas dans la fournaise du complexe Mohammed V.
Côté marocain, Jamal Sellami ne lésine pas sur les approches psychologiques permettant à son collectif de venir à bout de la sélection du Nigéria, car si le moral est bon, la condition physique des joueurs qui ont couru 120 minutes contre la Libye inspire quelques inquiétudes, alors que le Nigéria a plié sa demi-finale en 90 minutes.
Finalement, et à en croire les spécialistes habitués de ces grandes joutes footballistiques, c’est le douzième joueur, en l’occurrence le public marocain, qui fera la différence.
Sanae El Amrani
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