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Casablanca : La musique andalouse en fête pour une immersion au cœur de l’identité marocaine

Casablanca célèbre son patrimoine : coup d’envoi de la 4ème édition du Festival Marocain de la Musique Andalouse au nouveau Théâtre l’Hermitage. Les maîtres Haj Mohamed Bajeddoub et Bahaa Ronda se mobilisent pour assurer l'avenir d'un héritage musical d'exception. Une édition placée sous le signe du développement et du rayonnement durable pour le Royaume.

LA VÉRITÉ


Le coup d’envoi de la 4ème édition du Festival Marocain de la Musique Andalouse (FMMA) a été donné vendredi soir au nouveau Théâtre l’Hermitage de Casablanca. Organisé par l’Association Marocaine de la Musique Andalouse (AMMA) sous l’égide du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, cet événement rassemble mélomanes et artistes de renom autour d’un patrimoine musical séculaire. Entre préservation de l’art andalou et promotion du développement durable, cette édition s’affirme comme un rendez-vous culturel majeur de la métropole.

 

Un écrin moderne pour un art séculaire

La soirée inaugurale du vendredi 15 mai a marqué le début des festivités dans le cadre prestigieux du Théâtre l’Hermitage. Cette quatrième édition du FMMA a débuté par l’interprétation de noubas et de pièces emblématiques, attirant un large public de passionnés de la musique andalouse.

L’organisation, portée par l’Association Marocaine de la Musique Andalouse (AMMA), bénéficie du soutien institutionnel du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication. Ce partenariat souligne l’importance accordée par les autorités à la mise en valeur des expressions artistiques traditionnelles du Royaume.

 

Une pléiade d’artistes pour une immersion totale

L’ouverture du festival a été marquée par des prestations de haut vol. L’Orchestre Andalou de Rabat, placé sous la direction du maître Mohamed Amine Debbi, a partagé la scène avec des figures incontournables telles que Haj Mohamed Bajeddoub et la chanteuse Bahaa Ronda. Parallèlement, l’Orchestre Andalou de Tétouan, dirigé par Fahd Benkirane, a complété cette affiche avec le ténor Hakim de España et le chanteur Bilal El Houaj.

Pour les participants, cette soirée a représenté une « immersion totale » dans un héritage musical décrit comme riche et intemporel. Le public présent a pu vibrer au rythme des interprétations de ces maîtres de l’art andalou.

 

La transmission : un enjeu pour la relève

Au-delà de la performance artistique, les acteurs du festival ont insisté sur la nécessité de sauvegarder ce patrimoine. Dans une déclaration à la presse, Haj Mohamed Bajeddoub a exprimé sa satisfaction de participer à un événement qui « préserve l’âme » de la musique andalouse. L’artiste s’est montré rassuré quant à l’avenir de cet héritage, tout en lançant un appel pressant à la préparation de la relève.

Ce sentiment est partagé par la chanteuse Bahaa Ronda. Elle a tenu à rendre hommage aux acteurs œuvrant pour la promotion de ce genre musical, soulignant que le festival répond à une réelle attente des artistes et du public. Selon elle, l’événement est indispensable pour la valorisation de cet art pluriséculaire, qu’elle considère comme une composante majeure de la culture marocaine.

 

La culture comme levier de développement durable

La Présidente Fondatrice de l’AMMA, Fatima Mabchour, a précisé les ambitions stratégiques de cette édition. Le festival s’inscrit dans un engagement visant à faire du patrimoine musical marocain un « réel levier de développement et de rayonnement durable ».

L’objectif de l’association est de capitaliser sur les succès des éditions précédentes pour assurer la sauvegarde, la transmission et la valorisation du patrimoine. Mme Mabchour a également souligné la volonté de l’AMMA d’encourager le dialogue entre les différentes expressions musicales au sein du Royaume, favorisant ainsi une dynamique culturelle inclusive.

 

Poursuite du programme et engagements citoyens

Le festival se poursuit sous le thème « La culture, levier de développement et de rayonnement durable ». Le programme de ce samedi prévoit la montée sur scène de l’Orchestre Andalou de Fès, sous la direction de Mohamed Briouel, accompagné de la chanteuse Chaimae Imran. Le groupe mythique Nass El Ghiwane est également à l’affiche pour cette deuxième journée.

Sur le plan financier et logistique, l’événement bénéficie du soutien des eaux minérales d’Oulmès et de la Loterie Nationale. Cette dernière précise que l’intégralité de ses revenus est consacrée à des actions sociales, culturelles et solidaires, ancrant ainsi le festival dans une démarche de responsabilité citoyenne.

 


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