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Casablanca : Des femmes au volant, une révolution silencieuse dans les transports

Conductrices de bus, elles brisent les préjugés et prennent le contrôle de leur destin

LA VÉRITÉ


 

Dans les rues animées de Casablanca, une révolution silencieuse est en marche, des femmes au volant. Derrière les volants des bus, Derrière les volants des bus, des femmes conquièrent un domaine longtemps réservé aux hommes. Latifa Sakant, Fatiha Ouzane et bien d’autres prouvent chaque jour que la compétence et la détermination n’ont pas de genre. Rencontre avec ces pionnières qui changent leurs vies et les mentalités.

Un rêve devenu réalité

Latifa Sakant, 41 ans, mère de deux enfants, a toujours rêvé de conduire un bus. Ce rêve est devenu réalité il y a deux ans et demi, lorsqu’elle a répondu à une annonce de la société Alsa proposant une formation aux femmes. « Ce n’est pas toujours facile, mais je suis fière. J’ai prouvé à mes enfants et à moi-même que je pouvais y arriver », confie-t-elle avec un sourire lumineux.

Chaque matin, Latifa inspecte son bus avec soin avant de s’élancer dans l’agitation de Casablanca. Embouteillages, passagers pressés, horaires rigoureux… Autant de défis qu’elle relève avec détermination, brisant au passage les préjugés sur les femmes dans ce métier.

Une habituée du volant

Fatiha Ouzane, 36 ans, est une autre figure emblématique de cette révolution. Conductrice de bus depuis 2016, elle a également conduit des poids lourds avant de revenir à la conduite de bus pour mieux concilier vie professionnelle et familiale. « On nous a toujours aidées. Et en cas de problème sur la route, nous avons des outils qui nous permettent de signaler tout incident et d’avoir une assistance immédiate », explique-t-elle.

Soutenue par ses collègues, Fatiha apprécie la solidarité qui règne au sein de l’équipe. Pour elle, conduire un bus est bien plus qu’un métier : c’est une manière de reprendre le contrôle de sa vie et de montrer que les femmes peuvent exceller dans des domaines traditionnellement masculins.

Un engagement pour la parité

Mounia Alalou, responsable des ressources humaines chez Alsa, souligne l’ambition de l’entreprise : « Féminiser la profession ». Depuis 2022, un programme de formation a permis à de nombreuses femmes d’obtenir leur permis D et d’intégrer le secteur. Aujourd’hui, Casablanca compte 120 conductrices de bus, avec pour objectif d’atteindre la parité hommes-femmes.

« Nous avons mis en place des conditions favorables pour garantir aux femmes un cadre de travail sécurisé et stable. Elles bénéficient d’une assistance constante, avec des systèmes d’alarme et des dispositifs de protection en cas d’incident », précise-t-elle.

Dans les rues de Casablanca, les femmes conductrices de bus tracent leur chemin, brisant les barrières et les préjugés. Latifa, Fatiha et leurs collègues sont le reflet d’un changement profond, où la route s’ouvre à toutes celles qui osent saisir le volant de leur destin.

À chaque arrêt, à chaque coup d’accélérateur, elles prouvent que la ville ne dort jamais et que, désormais, elle laisse place à celles qui, hier encore, n’auraient jamais imaginé prendre le contrôle d’un bus… ou de leur vie.

 

 


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