CAN 2025 : victoire ou victoire, le Maroc joue bien plus qu’un huitième de finale
Face à la Tanzanie, les Lions de l’Atlas affrontent la pression de l’histoire et l’exigence d’un sacre attendu depuis 50 ans
LA VÉRITÉ
À Rabat comme à Casablanca, à Fès comme à Dakhla, le même mot revient sur toutes les lèvres : victoire. Ce dimanche à 17h, au stade des huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le Maroc n’a pas droit à l’erreur face à la Tanzanie. Pays hôte, favori désigné et porté par une génération talentueuse, le Royaume joue bien plus qu’un simple match à élimination directe. Il joue sa crédibilité, son ambition et une partie de son rapport émotionnel au football africain.

D’abord, le parcours en phase de groupes a confirmé le statut du Maroc, sans pour autant dissiper tous les doutes. Les Lions de l’Atlas ont dominé les Comores (2-0), concédé un nul frustrant face au Mali (1-1), puis livré une prestation plus aboutie contre la Zambie (3-0). Cette trajectoire en dents de scie a rappelé une réalité bien connue des supporters marocains : le talent ne suffit pas toujours à la CAN.
Ensuite, le huitième de finale agit comme un révélateur. La Tanzanie arrive sans complexe, qualifiée avec seulement deux points, mais libérée de toute pression. Sur le papier, l’écart est immense : plus de cent places au classement FIFA et un historique largement favorable au Maroc. Sur le terrain, en revanche, la CAN ne pardonne ni l’arrogance ni le relâchement.
L’humilité comme ligne de conduite
Conscient de cet enjeu, Walid Regragui martèle un message clair. Il impose l’humilité comme principe central. Le sélectionneur sait que le Maroc a souvent trébuché lorsqu’il s’est vu trop beau. Il rappelle que si le trophée échappe au Royaume depuis 1976, ce n’est pas par manque de qualité, mais par défaut de constance mentale et de rigueur collective.

Dans le vestiaire, les cadres relaient le même discours. Romain Saïss insiste sur la concentration et l’engagement, tandis que le retour d’Achraf Hakimi apporte un supplément d’énergie et de leadership. Le public, présenté comme le véritable douzième homme, attend du jeu, de l’intensité, mais surtout un résultat.
Enfin, cette CAN dépasse le cadre sportif. Elle s’inscrit dans une date symbolique, celle des cinquante ans du seul sacre continental du Maroc. Perdre à domicile, à ce stade, face à un adversaire supposé inférieur, provoquerait une onde de choc nationale.
En somme, le Maroc ne joue pas pour éviter l’échec. Il joue pour répondre à une attente historique. Dimanche, une seule option existe : gagner, convaincre et avancer. Tout le reste relèverait de l’impensable.
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